Annie Godbout défend son éthique

La conseillère Annie Godbout a dû défendre son éthique, lundi soir, après que le citoyen Pascal Cyr eut souligné qu’elle avait octroyé deux contrats à l’entreprise Solutions Wizbusiness inc., dont elle est actionnaire.

M. Cyr s’est présenté à la période des questions des citoyens pour relever que Mme Godbout avait déclaré une dépense de 712 $, en 2014, pour la conception de son blogue de conseillère, un contrat octroyé à Wizbusiness. En 2016, une somme de 388 $ apparaît pour la réservation du nom de domaine et l’hébergement du blogue.

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« Ce sont de petits montants, ce qui les rend d’autant plus discutables. C’est à se demander si Mme Godbout trouve que les conseillers ne sont pas assez payés. Ce n’est pas illégal, mais est-ce éthique? Et pendant votre mois de campagne électorale (NDLR : Mme Godbout sera candidate aux élections provinciales dans Richmond), est-ce que nous continuerons de vous payer votre salaire ou prendrez-vous un sans solde? »

À la seconde question, Annie Godbout a confirmé qu’elle prendrait un congé sans solde cet automne.

« Nous sommes trois actionnaires de Solutions Wizbusiness et l’entreprise offre différents services liés à la technologie, dont l’hébergement de sites web. Mon conjoint n’est pas programmeur. Il embauche des employés. Nous sommes passés par cette compagnie. Je travaille aussi avec Lubie et Axial. Ils me versent donc aussi un salaire. C’est dans mon domaine professionnel d’activités où je connais beaucoup de monde. C’était la simplicité de pouvoir faire affaire avec notre entreprise. Les frais de 300 $ pour l’hébergement et 30 $ pour le renouvellement du nom de domaine, plus les taxes, sont les prix du marché. Ce ne sont pas des services à valeur ajoutée. Ce n’est pas comme si je me faisais un chèque à moi-même. Ce sont des services directs. C’est comme si je louais un téléphone par exemple. »

Dans le même sens, la conseillère a révélé que son entreprise recevrait une aide financière du programme de validation technologique VITE de Sherbrooke Innopole, mardi matin. Mme Godbout siégeait au conseil d’administration de Sherbrooke Innopole au cours du précédent mandat.

« Ce que je comprends, c’est que ce n’est pas la C.A. qui décidait qui avait droit à une aide financière dans ce programme de vitrine technologique. C’est mon conjoint qui mène les projets. Moi je suis restée actionnaire silencieuse de l’entreprise. C’est vraiment son projet d’affaires sur lequel il y a une vitrine technologique. »

Ce projet est un tableau d’affichage sportif innovateur destiné au Complexe Thibault dans lequel l’entreprise et le client ont investi.
« Je ne veux pas m’en cacher. En même temps, mon conjoint avait la possibilité de s’établir à Magog ou Bromont. J’avais un malaise que ce ne soit pas à Sherbrooke. Après, est-ce qu’on doit assumer tous les risques? Il a suivi le processus et je n’ai rien à voir avec la décision qui a été prise. »