Alexandre Hurtubise, président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, estime que chaque case de stationnement est importante au centre-ville, surtout avec les travaux qui entraîneront la démolition du stationnement du Dépôt et la disparation de cases au stationnement de la Grenouillère.

Alexandre Hurtubise estime que la Ville ne doit plus vendre d’espaces de stationnement

Les commerçants du centre-ville n’avaient pas été informés de la vente potentielle du stationnement Magog. Alexandre Hurtubise, président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, estime que chaque case de stationnement est importante au centre-ville, surtout avec les travaux qui entraîneront la démolition du stationnement du Dépôt et la disparation de cases au stationnement de la Grenouillère.

« Je n’ai pas tous les renseignements pour dire si la Ville a pris la bonne décision, mais l’aspect dernière minute est une épine dans le pied. Chaque place est comptée, surtout que la Ville et la Maison du cinéma perdront beaucoup de cases avec le nouveau tracé de la rue des Grandes-Fourches. Il faudrait au moins qu’on sache qu’il y a une planification. Il faut éviter les décisions à la volée », commente M. Hurtubise.

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L’homme siège au comité aviseur pour la revitalisation du centre-ville et participe aux discussions pour la confection d’un plan directeur des stationnements. « Le comité aviseur compte une vingtaine de personnes de tous les milieux. Nous passons les projets en profondeur. On lève la main quand on a besoin de nous, mais de ne pas avoir entendu parler de la vente du stationnement, c’est là que le bât blesse. Ça ne doit absolument pas se répéter. C’est la Ville qui s’est mise dans cette situation. C’est à elle de montrer qu’elle a un plan pour compenser les espaces perdus. »

M. Hurtubise rapporte que le lien entre les commerçants et la Ville est bon. « Nous avons mis une bonne structure en place, mais celle-là a été échappée. Nous aurions pris part aux discussions pour trouver des moyens de compenser. Ce n’est pas une décision mineure de vendre le stationnement Magog. Il est important pour le secteur. Il fallait voir venir que ce serait un enjeu important. »

Rappelons que la Ville a vendu le terrain du stationnement à Custeau Division Immobilière, qui agrandit présentement l’édifice abritant CGI, rue des Abénaquis. Le prix de vente a été fixé à 382 300 $. Le stationnement Magog comptait 56 cases.