Aéroport: «Le fédéral nous a oubliés», dit Bonnardel

« Respectueusement, je crois que le gouvernement fédéral nous a oubliés »

Pour le ministre responsable de l’Estrie et ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, le développement de l’aéroport de Sherbrooke par sa désignation par le gouvernement fédéral et la mise en place de liaisons commerciales est « immensément important ».

« C’est mon rôle et mon devoir de convaincre que la région est aussi importante que les aéroports qui sont déjà desservis que ce soit Sept-Îles, Gaspé ou Rouyn. Sherbrooke a besoin d’une desserte. Il faut trouver les outils pour démontrer au fédéral que Sherbrooke a sa place dans les aéroports qui sont reconnus. C’est indéniable que les dessertes Sherbrooke-Boston, Toronto ou Montréal sont importantes. Il faut être capable de trouver les points sensibles pour convaincre le fédéral. Ça fait tellement d’années que le dossier est amorcé », signale M. Bonnardel.

Sherbrooke réclame depuis plusieurs années une désignation officielle par l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) qui assurerait à l’aéroport des services de sécurité aux frais du fédéral aux mêmes conditions que partout ailleurs au pays.

Le ministre responsable de l’Estrie François Bonnardel soutient qu’il est essentiel que l’aéroport de Sherbrooke reçoive cette désignation du gouvernement fédéral.

« J’ai rencontré le ministre Marc Garneau à ce sujet il y a un mois. Je lui ai fait part de certaines préoccupations dont celle de Sherbrooke. Sherbrooke est la seule ville de 200 000 habitants à ne pas avoir de desserte aérienne spécifique », signale François Bonnardel. 

François Bonnardel

« Je n’ai pas la prétention de tout régler, mais soyez assurés que l’on part sur une bonne base.  »
François Bonnardel

Manque de leadership ou manque d’outils pour convaincre, François Bonnardel ne peut mettre le doigt sur la raison qui explique que le dossier de désignation de l’aéroport de Sherbrooke ne débloque pas. 

« Je n’ai pas la prétention de tout régler, mais soyez assurés que l’on part sur une bonne base. Il faut que Sherbrooke soit reconnu. Il faut trouver les outils pour démontrer que Sherbrooke doit être reconnu pour trouver les points sensibles. Ce n’est jamais évident de connaître la réception du fédéral. Mais avec les outils additionnels que je souhaite avoir pour 2019, je m’attends à une ouverture du ministre fédéral des Tranports. Il y a une campagne électorale fédérale en 2019 », rappelle M. Bonnardel.

Il mentionne qu’un aéroport demeure un vecteur de développement important.

« Il est essentiel d’amener l’aéroport à grandir dans un contexte où Sherbrooke est non seulement un pôle industriel, mais aussi universitaire. Je sais que les gens sont engagés. J’ai rencontré le maire de Sherbrooke, les gens de l’aéroport et de l’université. Nous avons mis les cartes sur table pour savoir comment on peut faire pour les épauler. Il faut préparer un plan de match pour avoir des outils encore plus forts pour négocier », indique François Bonnardel.

Il assure que l’aéroport de Sherbrooke n’est aucunement en compétition avec celui de Bromont.

« Sherbrooke reste la capitale de l’Estrie. Bromont doit aussi poursuivre son développement, mais ce n’est pas la même population. Nous ne sommes pas dans les mêmes eaux à Bromont. Sherbrooke demeure en pôle position pour obtenir l’aval du gouvernement fédéral», assure le député de Granby.