Il ne manque qu’une entreprise pouvant offrir une desserte à partir de l’aéroport de Sherbrooke pour qu’on puisse implanter un service aux passagers avec désignation officielle du fédéral.

Aéroport : il ne manque qu’un transporteur, dit Bibeau

Il ne manque qu’une entreprise pouvant offrir une desserte à partir de l’aéroport de Sherbrooke pour qu’on puisse implanter un service aux passagers avec désignation officielle du fédéral.

C’est le message que lance la députée de Compton-Stanstead et ministre au sein du cabinet de Justin Trudeau. Les fonds promis par le provincial la semaine dernière sont un baume pour le projet de lien aérien permanent tant attendu.

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« Sherbrooke a une lettre de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) qui promet les services aussitôt qu’il y aura une compagnie aérienne prête à offrir des vols », explique-t-elle. 

« Sherbrooke a la garantie du service en dedans de six mois, le temps que tout se mette en place. »

Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi la mise sur pied du Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR) qui a pour but de développer et d’améliorer l’offre de services aériens en région. Ce nouveau programme est doté d’une enveloppe budgétaire de 22,5 millions de dollars jusqu’au 31 mars 2022.

La Corporation de l’aéroport de Sherbrooke a donc une carte supplémentaire dans sa manche pour attirer un transporteur aérien dans la région. Son administration pourra aller chercher jusqu’à 500 000 $ pour l’établissement d’une nouvelle liaison aérienne. Les sommes seront disponibles pour rembourser le déficit d’exploitation d’une desserte pour une période de deux ans après sa mise en œuvre.

Mme Bibeau explique qu’on aura alors recours au « Plan B » pour faire évoluer le dossier du côté du fédéral. En gros, l’aéroport pourra percevoir la taxe et la garder pour payer les services de l’ACSTA. 

Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead.

« L’argent que Québec a annoncé va permettre de diminuer les risques reliés à l’exploitation des services de désignation de l’aéroport. Quand on lance un service, il y a toujours des risques les premières années. Là, ils vont être un peu moins élevés », explique-t-elle à La Tribune.

« Les revenus vont être en fonction de l’achalandage. Plus il y aura de passagers, plus les montants retenus par la taxe seront élevés. » 

Rappelons que Sherbrooke réclame depuis plusieurs années une désignation officielle qui assurerait à l’aéroport des services de sécurité aux frais du gouvernement fédéral aux mêmes conditions que partout ailleurs au pays. Le ministre Bonnardel estimait vendredi dernier que les sommes débloquées par son gouvernement mettaient un peu de pression sur Ottawa.

« Sherbrooke n’est pas une exception. D’autres aéroports sont dans la même situation. Une douzaine sont en attente et veulent augmenter leurs services », plaide-t-elle.

« Il n’y a pas de blocage de la part d’Ottawa. C’est faux que je n’ai pas livré la marchandise. Il ne manque qu’une compagnie aérienne et le service est lancé. C’est prometteur. »