Une cérémonie en hommage aux donneurs d'organes est oreganisée chaque année à la Cathédrale St-Michel par l'Association canadienne des Dons d'Organes et de tissus.

Plus de Québécois acceptent de donner leurs organes

La transplantation d'organes au Québec prend de mieux en mieux sa place et s'est bien implantée en Estrie. En effet, les hôpitaux de Sherbrooke et de Granby sont parmi les 32 hôpitaux du Québec qui participent au programme de don d'organes après décès cardiocirculatoire (DDC). À eux deux, ces hôpitaux du CIUSSS de l'Estrie-CHUS ont fait 18 des 130 dons de ce type au Québec en 10 ans.
Il y a eu en 2016 une hausse significative des références de donneurs potentiels à Transplant Québec : il y a eu au total 170 donneurs d'organes qui ont permis à 480 personnes de recevoir un organe. Les personnes transplantées ont reçu principalement un rein (275), un foie (99), un coeur (46), des poumons (51).
Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) a permis que chaque donneur puisse offrir une moyenne de 3,5 organes par donneur. « C'est la meilleure moyenne au Québec. Nous avons une excellente collaboration du CHUS », explique le directeur général de Transplant Québec, Louis Beaulieu.
Malgré toutes ces bonnes nouvelles, encore 841 personnes sont en attente d'un don d'organes au Québec. À Sherbrooke, ce sont 26 personnes qui attendent un organe, dont 10 espèrent recevoir un rein.
Mieux identifier les donneurs potentiels
L'identification des donneurs potentiels à l'urgence et aux soins intensifs fait partie des pratiques appliquées par les équipes médicales lorsqu'il y a un pronostic sombre chez un patient atteint d'une lésion cérébrale sévère et irréversible. Quelque 5000 personnes ont suivi la formation en ligne de Transplant Québec depuis 2012.
Les refus de la part des familles ont diminué pour une deuxième année consécutive, passant de 26 à 21 % de toutes les références traitées par Transplant Québec. « Dans les pays les plus performants en matière de dons d'organes, comme l'Espagne, on considère normal d'avoir un taux de refus des familles de 20 % », illustre Louis Beaulieu.
En 2016, les hôpitaux ont recommandé 626 donneurs potentiels à Transplant Québec, ce qui en fait la meilleure année en matière d'identification des donneurs. C'est une augmentation de plus 60 % depuis 2010.
De ces 170 donneurs, 30 l'ont été après décès cardiocirculatoire (DDC), une augmentation importante. Le DDC représente maintenant 18 % de tous les donneurs décédés. La cible actuelle est de 20 %. Le protocole de don après DDC a débuté au Québec en 2007 dans quatre grands hôpitaux et la pratique s'est étendue dans 32 hôpitaux depuis.
Un investissement rentable
« L'investissement des équipes hospitalières et de Transplant Québec est digne de mention. La formation et le soutien de Transplant Québec auprès des équipes hospitalières demeurent la clé de voûte pour augmenter le nombre de dons d'organes. Notre défi est que tous les centres hospitaliers du Québec participent activement à l'identification des donneurs potentiels », a soutenu Louis Beaulieu en entrevue.
L'impact sur les plans humain et économique de la transplantation est une nouvelle fois démontré puisque, plus la transplantation est effectuée tôt, plus le risque de décès diminue. Seulement en 2016, sur le plan financier, ce sont 13 M$ d'économies qui ont été générées pour le système de santé québécois en raison de la performance du Québec en don d'organes, principalement par les 331 greffes de rein provenant des donneurs décédés et des donneurs vivants. En plus, puisqu'une personne sur deux greffée de rein reprend une vie active, les dividendes pour la société sont considérables.