La promenade aux flambeaux du club Force de l’Amitié, qui se déroule chaque année dans le cadre de la Journée mondiale de l’amitié, a attiré des Sherbrookois de plusieurs horizons dimanche soir. Après avoir parcouru le tour du lac des Nations en discutant, les participants ont pu profiter d’un chocolat chaud et danser au son de la musique du groupe Echo Funk. Devant : Marie-Hélène Wolfe, presidente d’honneur de l’événement et directrice générale de Centraide Estrie, ainsi qu’Hélène Ouellet, coordonnatrice de l’événement.

Plus de lumière, moins de barrières

Quand vous êtes-vous tournés, la dernière fois, vers un inconnu pour l’inviter à converser? À la traditionnelle promenade aux flambeaux du club Force de l’Amitié, c’est le mot d’ordre, explique Hélène Ouellette, coordonnatrice de cet événement qui connaissait sa 16e édition dimanche soir.

Si la Journée mondiale de l’amitié vise à promouvoir le rapprochement des individus en vue de la paix, la marche de Sherbrooke autour du lac des Nations est également l’occasion pour les citoyens de mieux connaître les nouveaux arrivants, croit-elle. Grâce à la collaboration du Service d’aide aux Néo-Canadiens, l’événement réussit à atteindre une certaine mixité.

« La mentalité change, estime Mme Ouellette. Notre ville est de plus en plus multiculturelle. Les Québécois, quand ils viennent à la promenade, ils ont l’occasion de se parler entre eux, mais aussi de parler à des gens issus des communautés culturelles. C’est ça qu’on vise, parce que souvent, il peut y avoir une méfiance ou une indifférence. Mais, quand ils sont ici, dans le cadre de quelque chose d’agréable comme une marche d’une heure suivie de chocolats chauds et d’une prestation musicale, ils réalisent qu’ils ont des valeurs communes, et après ils peuvent échanger leurs coordonnées pour poursuivre la conversation plus tard. »

Découverte

Une participante anonyme, qui avoue s’être rendue à la promenade avec une certaine réserve l’an dernier, a finalement vu s’ouvrir une tout autre aventure pour elle. « J’ai rencontré une agente d’intégration sur place et je lui ai raconté que j’aurais beaucoup aimé faire son travail. De fil en aiguille, en restant en contact avec elle, j’ai commencé à participer à des groupes de discussions avec les nouveaux arrivants pendant deux heures chaque semaine. J’adore ça, je découvre toutes sortes de choses sur les communautés culturelles, et je trouve ça vraiment important de venir vers eux. Ç’a complètement fait tomber une barrière que j’avais entre moi et eux. »

Dans ce même esprit, la Sherbrookoise Huguette Lévesque a décidé d’inviter Girish, qui étudie à l’Université de Sherbrooke depuis trois ans, à se joindre à elle dimanche soir. Elle a rencontré le jeune homme originaire de l’Inde lors d’un événement lors du festival Divali de l’Association de la Communauté indienne de l’Udes l’an dernier. « On soupe ensemble, on fait des sorties, c’est très plaisant, dit-elle. J’ai plusieurs amis de l’Inde; je suis la grand-maman de tout le monde! »

« C’est parfait, c’est dimanche et je n’avais rien à faire! » lance Girish, qui s’exprime en anglais et qui comptait bien apprendre à connaître d’autres marcheurs.

Marie-Hélène Wolfe, directrice générale chez Centraide Estrie, était la présidente d’honneur de cette édition.