La salle de diffusion pour un public jeunesse, qui doit voir le jour sur le terrain jouxtant le Centre des arts de la scène Jean-Besré, au centre-ville, coûtera 1,7 M$ de plus que prévu.
 La salle de diffusion pour un public jeunesse, qui doit voir le jour sur le terrain jouxtant le Centre des arts de la scène Jean-Besré, au centre-ville, coûtera 1,7 M$ de plus que prévu.

Plus cher pour la salle intermédiaire

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La salle de diffusion pour un public jeunesse, qui doit voir le jour sur le terrain jouxtant le Centre des arts de la scène Jean-Besré, au centre-ville, coûtera 1,7 M$ de plus que prévu. Le deuxième concours d’architecture a été lancé lundi au conseil municipal.

Concrètement, le budget de la salle de diffusion augmente de 744 200 $ en raison des fonds déjà dépensés depuis le premier concours d’architecture et de 943 400 $ pour l’indexation des dépenses. Ces dépenses supplémentaires ne sont pas admissibles à une aide gouvernementale, si bien que la Ville devra ajouter une somme de près de 1,7 M$ à son budget d’immobilisation en 2021.

« Nous relançons le concours d’architecture. Nous remettrons les compteurs à zéro. Le premier lauréat n’avait pas respecté les balises du concours », résume le président du comité de la culture, Paul Gingues. La Ville estime d’ailleurs que les dépenses supplémentaires pourraient être réclamées au lauréat du premier concours d’architecture, alors que des démêlés juridiques ont toujours cours.

Les projets pour la nouvelle salle de diffusion devront être déposés au plus tard le 24 mars. Les firmes ayant soumis un projet seront connues le 20 mai alors que le gagnant sera dévoilé le 9 septembre. Les travaux de construction devraient être terminés en 2022.

« Devoir ajouter de l’argent pour un projet qui traîne depuis plus d’une vingtaine d’années et reprendre la procédure de zéro me déçoit au plus haut point. Je comprends qu’on n’a pas vraiment le choix. Comme président du comité de la culture, je suis au fait que Sherbrooke fait figure d’enfant pauvre en matière de lieux de diffusion, particulièrement pour la jeunesse. Le gouvernement a ouvert les valves pour les sorties culturelles dans les écoles. On n’a pas le choix de continuer avec ce projet. Pour chaque dollar investi dans la culture, il y a un retour de 2000 $ », ajoute Paul Gingues.

« Je pense qu’on se doit d’avoir en place des projets culturels importants pour garder le milieu mobilisé. C’était essentiel que malgré l’augmentation qu’on prévoit, on aille de l’avant, surtout que la majorité du projet est financé par des tiers. On se devait d’envoyer le message qu’on croit à la culture », commente Vincent Boutin. Chantal L’Espérance, elle, est très contente qu’on actualise le projet sans diminuer les attentes.

Danielle Berthold a salué l’ouverture de ses collègues à accepter un budget supplémentaire malgré le contexte financier difficile, alors que les élus ne souhaitent pas entériner des sommes qui n’étaient pas inscrites au budget 2020.

Enfin, Annie Godbout aurait souhaité que le projet évolue avec le temps pour proposer une mixité des expériences culturelles pour la jeunesse. « On veut stimuler la créativité, l’intérêt pour les arts et la culture. Si on leur offrait une diversité, ce serait plus gagnant. »