Environ 300 participants de la Marche pour la planète tenue à Sherbrooke samedi ont scandé plusieurs slogans avec énergie du Marché de la gare jusque devant l’hôtel de ville.

Plus chaud que le climat

Malgré la température maussade, les quelque 300 participants de la Marche pour la planète tenue à Sherbrooke samedi n’ont pas eu froid. Ils ont scandé plusieurs slogans avec énergie du Marché de la gare jusque devant l’hôtel de ville.

« C’est mission réussie, mentionne Marc-André Deschênes, l’un des organisateurs. On a vu beaucoup de groupes qui se sont affichés et on est super content de voir qu’il y a une belle unité au niveau de la mobilisation à Sherbrooke. On n’avait pas d’attente pour le nombre de participants parque le matin il grêlait. Ça démontre bien la volonté des gens de Sherbrooke. Quand on a des inquiétudes ce n’est pas le travail des gens qui nous représente de dire que tout va bien et qu’il n’y a pas de problème, mais c’est de s’attaquer aux changements climatiques. »

Plusieurs participants arboraient des costumes élaborés. C’est le cas de Roger Grégoire qui marchait avec une représentation de la planète mars sur la tête. C’est peut-être le prochain refuge de l’espèce humaine selon lui. 

« Souvent les nouvelles générations disent que c’est la faute des vieux, a-t-il tenu à ajouter. Mais ce n’est pas seulement de notre faute. C’est la faute de tout le monde. »

Parmi les participants figurait aussi Christine Labrie, députée de Sherbrooke. Elle a reçu un bel appui lorsqu’elle s’est adressée à la foule devant l’hôtel de ville. Ce genre de manifestation lui redonne une dose d’énergie pour faire son travail de député.

« C’est super mobilisant et je capte cette énergie des citoyens et ça me donne le goût de retourner à Québec, souligne-t-elle. Ce n’est pas drôle de voir aller la CAQ et j’ai besoin de cette énergie. »

La députée solidaire s’est également permis quelques commentaires sur la sortie du lieutenant conservateur au Québec, le député Alain Rayes, cette semaine. Ce dernier a mentionné qu’il y aura de la « pédagogie » à faire au sujet des pipelines auprès des Québécois. Le parti conservateur n’a d’ailleurs pas l’intention de remettre en cause son appui aux pipelines pour transporter du pétrole.

« On a fait une croix là-dessus clairement déjà au Québec, indique Mme Labrie. Des pipelines on n’en veut plus. On a besoin plus que jamais que le gouvernement de François Legault dise un non très clair. On va lui mettre de la pression pour qu’il le fasse parce que c’est clair que le projet des conservateurs est de nous faire passer ça sur le corps. »

Tous les participants de la marche se sont déjà donné rendez-vous le 27 septembre prochain pour la prochaine marche mondiale pour le climat.