La CSRS a fait tester l’eau de l’ensemble de ses écoles primaires en 2013, à la demande du ministère de l’Éducation.

Plomb dans l'eau : 50 analyses négatives à la CSRS en 2013

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) fera tester toutes les sources d’eau potable de ses 32 écoles primaires, conformément à la demande reçue du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) cette semaine.

La CSRS rappelle qu’elle avait fait tester l’eau de l’ensemble de ses écoles primaires en 2013, à la demande du ministère de l’Éducation. Tous les résultats étaient alors conformes.

Le taux de plomb dans l’eau peut varier dans le temps, selon les sources où l’eau potable a été prise et selon le temps que l’eau a coulé avant l’échantillonnage. La CSRS affirme avoir alors testé un « échantillonnage représentatif » des sources d’eau de ses 32 écoles.

Depuis 2013, la Ville de Sherbrooke teste aussi l’eau de certaines écoles. « Nous testons chaque année 50 échantillons provenant d’endroits où se trouvent des enfants de 0 à 6 ans. Ces échantillons ne proviennent pas tous des écoles primaires : il y a des aussi des CPE et d’autres milieux de garde. Nous concentrons surtout nos tests dans les bâtiments construits entre 1940 et 1970, là où le risque de retrouver du plomb est le plus grand », indique-t-on du côté de la Ville de Sherbrooke.

Cette analyse provient d’une directive ministérielle.

Le plomb n’a jamais été détecté depuis 2013 lors de chacune de ces 50 analyses annuelles. « S’il avait été détecté, des travaux auraient tout de suite été entrepris », assure-t-on du côté de la Ville de Sherbrooke.

Christine Labrie, la députée de Sherbrooke et responsable pour Québec solidaire en matière d’éducation, a réagi vendredi à la directive envoyée par le ministre Jean-François Roberge. « Le ministre peut bien faire tester l’eau des fontaines de toutes les écoles du Québec, mais s’il le fait avec une norme et une méthodologie qui masquent l’ampleur du problème, on ne sera pas plus avancés. Les parents ont le droit de savoir si leurs enfants boivent de l’eau contaminée et surtout, ils ont le droit de s’attendre à ce que les écoles offrent les meilleures normes de qualité de l’eau  », a déclaré Mme Labrie.