Au total, sur le territoire du Centre de services scolaire des Sommets, ce sont huit écoles qui ont obtenu des résultats dépassant la norme établie par Santé Canada, soit de 5 microgrammes par litre (5 ug/L).
Au total, sur le territoire du Centre de services scolaire des Sommets, ce sont huit écoles qui ont obtenu des résultats dépassant la norme établie par Santé Canada, soit de 5 microgrammes par litre (5 ug/L).

Plomb : des correctifs à venir dans des écoles des Sommets

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Depuis la fin de la dernière année scolaire, des fontaines d’eau mobiles ont été installées aux écoles Saint-Gabriel de Windsor et Deux-Soleils (pavillon 2) à Magog en raison d’un seuil trop élevé de plomb dans l’eau. Les analyses plus poussées n’ont pas encore permis de trouver la cause exacte de ces résultats.

« Dans ces deux cas-là, qui étaient les pires, on a engagé un plombier, qui a analysé la situation, il a fait des correctifs à nos entrées d’eau principalement. Il a refait des tests et ça n’avait pas corrigé la situation. On est encore en train d’investiguer (…) On s’attaque à l’hypothèse la plus probante et si ça ne fonctionne pas, on passe à une autre hypothèse », explique Alain Thibault, directeur adjoint des ressources matérielles au CSS des Sommets.

Les mesures mises en place à la fin de l’année scolaire, comme les fontaines d’eau mobiles et l’affichage, continueront donc de s’appliquer. 

Au total, sur le territoire du Centre de services scolaire des Sommets, ce sont huit écoles qui ont obtenu des résultats dépassant la norme établie par Santé Canada, soit de 5 microgrammes par litre (5 ug/L).

Saint-Gabriel et Deux-Soleils sont les deux endroits plus problématiques, note M. Thibault.

Dans les autres écoles, certains points d’eau ont été fermés, mais d’autres demeurent accessibles; l’accès à l’eau potable n’était pas complètement compromise.

Les autres écoles concernées sont St-Philippe de Windsor, Christ-Roi de Saint-Camille, Notre-Dame-du-Sourire à Saint-Claude et La Passerelle à Asbestos, Val-de-Grâce à Eastman et Saint-Pie-X à Magog.

Des travaux ont été faits, mais des tests doivent être repassés de nouveau. « Dans certains cas les correctifs ont été faits, dans d’autres ils sont à venir. »

C’est la première fois que l’ensemble des écoles sont testées systématiquement.

Le Centre de services scolaire des Sommets prévoit commencer les analyses dans ses écoles secondaires (Le Tournesol à Windsor, L’Escale à Asbestos, La Ruche à Magog et l’Odyssée de Valcourt) au cours des deux prochaines semaines. « Ce qui était prioritaire pour le ministère, c’était les écoles primaires. »

Les centres de service scolaires ont jusqu’au 1er mars 2021 pour mener les tests dans les écoles secondaires et les autres établissements d’enseignement, et jusqu’au 1er novembre 2020. Toutes les écoles primaires ont été testées sur le territoire des Sommets.  

Pour les analyses, deux sortes de tests sont menés : l’un à 0 seconde (à l’écoulement de l’eau) et l’autre à 30 secondes. « Lorsque c’est plus critique, c’est quand on échoue aux deux tests », note M. Thibault.

Les mesures mises en place à la fin de l’année scolaire, comme les fontaines d’eau mobiles et l’affichage, continueront de s’appliquer.

Des résultats à Sherbrooke

Le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) a par ailleurs fait parvenir les résultats des analyses à La Tribune de ses 20 écoles primaires. Le CSSRS informait les parents et les médias, lundi, que la quantité de plomb dépasse les normes de Santé Canada dans les écoles qu’elle a testées. Celles-ci ont été construites avant 1981.

Dans le cas le plus problématique, soit celui de l’école primaire Saint-Antoine, le seuil atteint 71 microgrammes par litre pour une buvette d’une station qui en compte quatre lors du premier test de zéro seconde. Le seuil diminue à 10,4 microgrammes par litre pour la même buvette lors du test des 30 secondes.

La buvette d’une autre station quadruple affichait un taux de 44 ug/L pour le premier test, et 7,5 ug/L pour le deuxième.

Un autre évier testé affichait des résultats de 10,1 Ug/L au test de 0 seconde et 2,9 Ug/L dans le second cas.

On demandera aux élèves  d’apporter leurs gourdes et on fournira des stations de remplissage. Des analyses plus poussées seront menées et des correctifs seront aussi apportés dans les écoles.

Au CSSRS, 197 points d’eau potable ont été jugés non conformes sur les 417 points testés. Dans certains cas, le taux revient conforme après avoir laissé couler l’eau.

Rappelons que la norme de Santé Canada était auparavant de 10 microgrammes par litre; elle a été revue à la baisse à la fin de 2019.  La Ville de Sherbrooke a aussi annoncé la semaine dernière que les 15 fontaines sur son territoire affichaient des concentrations supérieures à la norme de Santé Canada.  

À l’école primaire Saint-Antoine, le seuil de plomb atteint 71 microgrammes par litre pour une buvette d’une station qui en compte quatre lors du premier test de zéro seconde. Le seuil diminue à 10,4 microgrammes par litre pour la même buvette lors du test des 30 secondes