Marysole Gagnière participera au Défi HUMA Leucan 2019.

Pleine de reconnaissance envers Leucan

Découvrir que son enfant est atteint de cancer constitue l’un des pires cauchemars de tout parent normalement constitué. Mais, quand le cancer assombrit soudainement le ciel d’un enfant et de sa famille, Leucan est là pour aider de multiples façons. Et l’organisme laisse souvent un souvenir impérissable aux gens qu’il soutient. Habitant Eastman, Marysole Gagnière peut en témoigner.

Mme Gagnière a appris à mieux connaître Leucan lorsque son plus jeune fils, Ylan, a combattu une leucémie lymphoblastique aigüe alors qu’il était encore tout jeune. Il n’avait que trois ans au moment du diagnotic. Les traitements ont duré un peu plus de deux ans et ont été couronnés de succès.

« Ça a super bien été pour Ylan à l’époque, confie la mère de celui qui est maintenant un adolescent. Son dernier traitement a eu lieu il y a 10 ans et il a gardé la santé depuis ce temps-là. On est vraiment chanceux. »

Si les traitements offerts ont sauvé le garçon, la famille n’en a pas moins vécu une période difficile durant la maladie et même dans les années qui ont suivi celle-ci. 

« Je me souviens que le 10 mars 2009, le jour de son dernier traitement, avait été une des plus belles journées de ma vie. Mais, le lendemain, on recevait la visite d’un huissier parce que l’entreprise de mon conjoint était en faillite. La maladie avait contribué à nous placer dans cette situation-là », révèle notamment Marysole Gagnière.

Massages et fêtes

La reconnaissance de Mme Gagnière envers Leucan est grande. « Cet organisme a été très important pour nous. Grâce à lui, notre famille a pu vivre plusieurs moments de plaisir malgré ce qui nous arrivait. »

Elle raconte que son fils a reçu de nombreux massages, gracieuseté de Leucan, pendant son combat contre la leucémie. La famille a également participé à une série d’activités festives d’envergure organisées par l’organisme.

« Lors des fêtes préparées par Leucan, tout le monde fait attention pour que les enfants soient en sécurité. Le système immunitaire des jeunes malades est souvent très faible et on ne veut surtout pas qu’ils attrapent une bactérie ou un virus. L’environnement est vraiment sécurisé, ce qui est très bien pour les familles. »

Ces célébrations ont également ceci de bon qu’elles permettent aux familles touchées de rencontrer des personnes qui vivent des situations semblables à la leur. Ces rencontres engendreraient des échanges à la fois riches et apaisants.

Outre les fêtes et les massages, Marysole Gagnière se souvient par ailleurs avec bonheur du camp auquel son fils a pu s’inscrire grâce à l’organisme. « Il était génial! », lance-t-elle.

Sa contribution

Désireuse de redonner un peu de ce qu’elle a reçu, Mme Gagnière a plus d’une fois œuvré bénévolement pour Leucan. Elle a par exemple travaillé comme bénévole à quelques reprises lors du Défi ski Leucan, à Bromont, et avait accepté de se faire raser le crâne, en 2014, dans le cadre du Défi têtes rasées Leucan.

Actuellement, elle amasse des fonds en vue de prendre part au Défi HUMA Leucan 2019, qui se déroulera en Espagne. Deux douzaines de personnes provenant de différents endroits au Québec participeront à ce défi, qui consistera à marcher 220 kilomètres en 11 jours sur le chemin de Compostelle.

Marysole Gagnière recueille des dons à cette adresse : www.leucan.qc.ca/fr/defihumaleucan. Mais elle désire faire plus alors elle a organisé une exposition de photographies qui aura lieu dimanche, entre 14 h et 17 h, au restaurant Les Trois Grâces, à Eastman. Il s’agira de photos qu’elle a elle-même croquées en des lieux inspirants. Un encan silencieux est prévu pour vendre les œuvres, payables en argent comptant.

« Ce dimanche, ça fait 10 ans que mon garçon a eu son dernier traitement. Disons que mon exposition est aussi une façon pour moi de boucler la boucle et de mettre un certain passé derrière moi », souligne Mme Gagnière.