Benoit Charrette lors de son passage à Sherbrooke

Plan vert québécois : l'Estrie aura son mot à dire

L’Estrie aura son mot à dire dans l’élaboration du Plan d’électrification et de changements climatiques qui sera présenté dans quelques mois par le gouvernement caquiste.

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoit Charrette était à Sherbrooke, vendredi avant-midi, dans le cadre de la tournée de consultation des régions pour l’élaboration du Plan vert.

Une vingtaine de gens d’affaires de plusieurs secteurs d’activité ainsi que des représentants d’organismes et des élus de l’Estrie étaient rassemblés au Delta Sherbrooke hôtel et centre des congrès afin de participer à un atelier de travail avec le ministre. 

Les participants ont pu lui faire part de leur vision et de leurs idées pour stimuler la croissance économique verte dans leur région, réduire les émissions de gaz à effet de serre et favoriser l’adaptation aux changements climatiques.

Enveloppe de plusieurs milliards $

Il s’agissait du neuvième arrêt de la tournée du ministre. Rappelons que cette tournée régionale s’inscrit dans la démarche de consultation et de recherche de solutions lancée le 18 juin dernier. Elle contribue à l’élaboration du Plan d’électrification et de changements climatiques dont le dévoilement doit être fait au début de 2020, comme s’y est engagé le premier ministre, François Legault.

« Je suis ravi de la participation d’acteurs importants de l’Estrie à notre vaste exercice de consultation et de recherche de solutions. Grâce à eux, nous avons pu voir émerger des idées nouvelles et constructives qui nous seront extrêmement utiles dans le cadre de l’élaboration du Plan d’électrification et de changements climatiques », a souligné le ministre Charette. 

« Je suis convaincu qu’à terme, cette tournée des régions aura contribué à déterminer les actions qui nous permettront d’atteindre nos objectifs de lutte contre les changements climatiques tout en réalisant une transition énergétique juste et efficace, notamment par l’électrification accélérée de notre économie. »

Le futur plan sera accompagné d’une enveloppe de plusieurs milliards de dollars, a mentionné le député de Deux-Montagnes, lors d’un point de presse suivant la rencontre. Il ne pouvait préciser les montants qui seront alloués à la région estrienne. Toutefois, les sommes seront consenties selon les projets soumis, tout en gardant une répartition équitable selon les régions.

Viendront s’ajouter à cette tournée, en novembre, les recommandations des cinq groupes de travail réunissant 75 experts et représentants d’organisations qui sont à l’œuvre depuis le mois de juin. Un groupe formé uniquement de jeunes a également été constitué afin d’offrir la vision de cette génération. Ces recommandations des groupes de travail seront rendues publiques par le gouvernement.

Une consultation publique en ligne est également en cours jusqu’au 15 octobre.

Manifestation

M. Charrette a été accueilli par un groupe de manifestants lui demandant de renoncer aux énergies fossiles, comme le projet Gazoduq/GNL Québec qui prévoit la construction et l’opération d’une conduite souterraine de plus de 750 kilomètres entre le nord-est de l’Ontario et Saguenay.

M. Charrette s’est entretenu avec ces gens après la rencontre au Delta. Pour sa part, la députée de Sherbrooke Christine Labrie a dit espérer que le ministre de l’Environnement « va réaliser à quel point les citoyens, les entreprises et les organismes de Sherbrooke sont prêts pour une transition économique qui va nous permettre de lutter contre les changements climatiques ». 

« Notre région se démarque déjà par des innovations en matière d’environnement qui rayonnent à travers le monde. Maintenant, c’est le temps que le gouvernement fasse du Québec un leader de la transition et lève les obstacles pour qu’on puisse mettre en œuvre ces solutions à plus large échelle au Québec. » 

M. Charrette a été accueilli par un groupe de manifestants lui demandant de renoncer aux énergies fossiles, comme le projet Gazoduq/GNL Québec qui prévoit la construction et l’opération d’une conduite souterraine de plus de 750 kilomètres entre le nord-est de l’Ontario et Saguenay.