Diane Tanguay et Heather Keith ont dénoncé au conseil municipal lundi les activités de triage sur le chemin de fer près du Marché de la gare.

Plainte pour un train trop bruyant la nuit

Le bruit généré par des activités de triage près du Marché de la gare exaspère deux citoyennes de la rue des Fusiliers. Heather Keith et Diane Tanguay ont interpellé les élus lundi soir dans l’espoir de récupérer quelques heures de sommeil.

« Le bruit est une source de pollution pernicieuse. Il est inodore et incolore, mais cause beaucoup de nuisances. Le triage le jour c’est une chose, mais ils ont décidé depuis un bout de temps de le faire entre 2 h et 4 h du matin. C’est un grincement de métal sur métal et le bruit est difficile à tolérer. J’ai téléphoné au responsable de l’environnement de la Ville et il a conseillé qu’on contacte la police durant la nuit pour qu’ils puissent constater la situation », raconte Mme Keith.

« Souvent, le tri se fait en après-midi, mais la nuit, ce n’est pas acceptable. De nombreuses villes québécoises disposent de règlements pour limiter la pollution sonore, mais la limite des décibels varie d’un endroit à l’autre. En 1972, Québec a reconnu le bruit comme un contaminant et a adopté une loi sur la qualité de l’environnement. C’est comme la fumée secondaire, pendant longtemps, on ne s’en est pas occupé. Maintenant, on sait que c’est un contaminant. Que peut faire la Ville pour régler le problème? »

La présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron, rappelle que la Ville n’a pas de pouvoir en matière de transport ferroviaire. « Comme Ville, nous pouvons adresser votre requête à la compagnie de chemin de fer, parce qu’ils ont quand même un rôle social. Je comprends que ce n’est pas de notre compétence, mais on peut les influencer pour leur dire que c’est important pour nos citoyens d’avoir le droit de dormir paisiblement entre 2 h et 4 h du matin. On pourrait voir s’ils peuvent apporter quelques modifications. Il faut comprendre que nous n’avons pas autorité sur eux, mais on pourrait les sensibiliser. »

Mme Bergeron indique que la Ville avait déjà fait des représentations en ce qui concerne le sifflement du train. « Ça n’a pas eu beaucoup d’effets, mais la gare de triage est peut-être différente, parce que contrairement au sifflement, il n’y a pas un enjeu de sécurité. Pour le sifflement, ils invoquent une protection du point de vue de la sécurité civile. Pour la gare de triage, c’est un choix corporatif de faire ces travaux à des heures qui ne sont pas très respectables pour nos citoyens. La direction générale pourrait transmettre notre requête. »