De retour du conseil d’administration de l’Union de municipalités du Québec, le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, est rentré avec l’espoir que les municipalités obtiennent l’équivalent d’un point de TVQ lors du prochain pacte fiscal.

Plaidoyer pour un point de TVQ

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier est rentré du conseil d’administration de l’Union de municipalités du Québec (UMQ) tenu à Lévis avec l’espoir que les municipalités obtiennent l’équivalent d’un point de TVQ lors du prochain pacte fiscal. « Mais il ne faudrait pas qu’on nous en enlève ailleurs en contrepartie », prévient-il.

« Les chefs de tous les partis s’étaient montrés ouverts à nous verser un point de la TVQ, mais on ne veut pas que ce soit quatre trente sous pour une piastre. Les municipalités ont besoin d’une nouvelle fiscalité adaptée à leurs besoins. Chez nous à Sherbrooke, c’est 70 % de notre budget qui provient de la taxe foncière », résume M. Lussier. 

Le maire de Sherbrooke hésite à se prononcer sur la façon dont devrait être distribuée la somme provenant de la taxe de vente. « Pour tout le Québec, ça représente 1,7 milliard pour l’année 2017-2018. En 2024-2025, selon nos projections, ce seront 2 milliards. On s’entend qu’on en a besoin. »

Pour la Ville de Sherbrooke, il serait possible de récupérer entre trois et quatre millions de dollars selon les estimations de M. Lussier, soit l’équivalent de 1 % de la taxe foncière. « Nous avons des infrastructures vieillissantes. Il nous reste à définir les conditions pour distribuer l’argent. S’ils m’en donnent d’un côté, je ne veux pas qu’ils m’en enlèvent de l’autre. Et on ne veut surtout pas que ce soit une promesse électorale qui attendra les prochaines élections. »

Tant que le pacte fiscal ne sera pas signé, le maire Steve Lussier refuse d’équilibrer son budget en tenant compte des nouvelles sommes qui pourraient arriver du gouvernement provincial.

Les élus réunis à l’UMQ ont aussi discuté du Fonds vert. « Il a été question de mobilité durable. Nous voulons éviter de nous éparpiller en ciblant ce dont chaque ville a besoin. Nous sommes tous pris avec le même problème : on nous demande de modifier nos façons de faire, mais pour ça, il nous faut de la liquidité. »

En matière de développement durable, Steve Lussier a parlé des ristournes que Valoris souhaiterait obtenir pour les matières qui sont détournées des sites d’enfouissement. La décontamination des sols et la pollution des cours d’eau figuraient aussi à l’ordre du jour.