Lilie Bergeron et Jonathan Gaudreault

Place Nikitotek : les futurs voisins favorables au déménagement

Le déménagement probable du théâtre de la place Nikitotek sur le terrain du Centre des arts de la scène Jean-Besré et du lieu de diffusion destiné à la jeunesse reçoit, à première vue, un accueil favorable du milieu. L’idée de consolider un pôle culturel enchante autant les commerçants consultés et que la directrice générale de Côté scène.

Rappelons que La Tribune révélait en exclusivité mardi que le site privilégié par la Ville pour déménager le théâtre se situe au coin des rues Wellington Sud et du Dépôt. La scène, voisine du futur lieu de diffusion pour la jeunesse, pourrait ainsi partager des toilettes, des lieux d’entreposage et des loges avec le nouveau bâtiment. La scène extérieure doit être relocalisée en 2020 en raison de la reconstruction du pont des Grandes-Fourches.

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La directrice générale de Côté scène, Lilie Bergeron, n’avait pas encore été informée des intentions de la Ville. « Je suis certaine que nous serons consultés dans le processus. Pour l’instant, je le vois seulement comme une hypothèse. Il m’apparaît prématuré de parler de partage d’infrastructures avec la salle intermédiaire. »

Il reste que la consolidation d’un pôle culturel sur Wellington Sud enchante Mme Bergeron. « Beaucoup de centres-villes ont fait la démonstration que le développement par le biais de la culture est une bonne idée. En ce sens -là, c’est une hypothèse très intéressante. Nous ne pouvons pas être contre la vertu, mais il faudra que la place Nikitotek se fasse aussi belle que lorsqu’elle est à côté de la rivière. Il faudra aussi qu’on évite de confondre la mission de chacun des établissements. Il faut saisir toutes les chances de mettre la culture plus en vue et Sherbrooke en sortira gagnante. »

Compatibles

Voisin immédiat du site convoité, Jonathan Gaudreault, copropriétaire du Siboire, voit du positif dans la solution envisagée par la Ville. « Du point de vue de l’achalandage, ça ne peut être que positif, mais pour le reste, il faudra voir comment le projet de stationnement évoluera. Je fais confiance à la Ville. En ce qui concerne le bruit, nous sommes une microbrasserie, donc nos activités sont compatibles. Ça ne me fait pas sourciller. Nous espérons que ça s’arrimera à un projet de revitalisation de la rue Wellington Sud, mais le choix de l’emplacement me semble naturel. »

Annie Faucher

Une commerçante qui attend avec impatience un projet de revitalisation du centre-ville, la copropriétaire du Liverpool, Annie Faucher, se dit soulagée que la scène extérieure demeure vraisemblablement au centre-ville. « Nous avions déjà parlé de faire un pôle culturel dans ce coin. Y ajouter la place Nikitotek suit le courant naturel. C’est une bonne solution pour redonner ses lettres de noblesse à cette entrée de la ville. Ça viendra agrémenter le Centre des arts de la scène Jean-Besré, qui est esthétiquement très froid. »

Mme Faucher parle d’une très bonne nouvelle. « Chaque événement qui se passe au centre-ville finit par avoir des retombées. C’est une bonne nouvelle que dans les plans, le théâtre reste au centre-ville. Le monde attire le monde. Qu’on l’installe n’importe où au centre-ville, ce sera une bonne nouvelle. »

Enfin, le producteur de Québec Issime, Robert Doré, ne voit pas de problème avec l’emplacement choisi. « J’ai déjà visité cet endroit. Est-ce que c’était mon premier choix? Non. Mais mon premier choix ne se pouvait pas. Nous avons une entente de dix ans pour présenter des spectacles et nous la respecterons. Ça ne changera rien à notre achalandage. Ce qui compte, c’est la qualité du spectacle et la satisfaction du public. Il y aura probablement plus d’organismes qui pourront utiliser la scène et ça améliorera le secteur. Si ça peut servir à d’autres, je suis bien content. »