La chef du parti Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, s’engage à réduire son salaire de mairesse de 10 % si elle est élue.

Pigot donnerait 10 % de son salaire

La chef du parti Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, s’engage à réduire son salaire de mairesse de 10 % si elle est élue. Elle consacrerait les sommes ainsi dégagées à dédommager les citoyens siégeant aux différents comités de la Ville. Elle s’engage aussi à « mettre fin aux nominations partisanes » aux différents comités en laissant le conseil municipal décider de la répartition des tâches.

« On veut vraiment montrer que sur la façon dont est gouverné l’hôtel de ville, les citoyens ont leur place. On ne veut pas avoir des conseils municipaux où les citoyens arrivent à la barre, parlent cinq minutes et si le sujet n’intéresse pas M. le maire, on coupe le micro. Pour rejoindre les citoyens, il va falloir faire du travail pour qu’il y ait de la représentativité. Comme ça demande du travail, je vais dédommager les citoyens pour qu’ils participent aux comités », dit Mme Pigot.

La chef de Sherbrooke Citoyen veut que les comités incluent au moins un tiers de citoyens. Elle ne propose pas, toutefois, de changer la formule de la période des questions au conseil municipal. Pas pour le moment.

« Je propose surtout d’y aller en amont. Tout ne se passe pas au moment du conseil municipal. Ça se passe aussi sur comment on va aller chercher les gens dans les arrondissements. Je n’ai pas réfléchi à la période de cinq minutes, mais au fur et à mesure des années, on va regarder la formule. Il reste que si c’est le seul endroit où on peut apporter ses doléances à l’hôtel de ville, ça pose un problème. Il y a aussi toute une notion de mépris pendant la période des questions, donc on peut changer la façon dont on va s’adresser aux citoyens. »

Mme Pigot veut aussi s’assurer que les nominations aux comités se feront dans la collégialité. Elle admet néanmoins ne pas avoir de solution miracle pour éviter que les membres d’un parti ou les indépendants votent en bloc.

« Quand je serai à la mairie, je considérerai toujours tous les conseillers de façon égale avec ce qu’ils peuvent apporter à la Ville. Je mettrai fin aux nominations partisanes. Ce qu’on voit actuellement, c’est que le maire décide de qui va être à quel comité. Ç’a comme effet que des conseillers ont des primes bonbons, parce que la présidence de comités entraîne des primes. Ensuite, il y a des conseillers qu’on désavoue. On peut penser à M. [Jean-François] Rouleau, qui ne siégeait plus à un comité. On peut aussi mettre des gens à des comités qu’on sait difficiles, comme Hélène Dauphinais à Valoris. Tout ça fait qu’on n’a pas une bonne ambiance en commençant. »

C’est donc le conseil qui déciderait, selon les compétences de chacun. Mais comment empêcher la partisanerie dans le vote? « Ça dépend toujours de comment le conseil fonctionne. Si effectivement à l’issue des élections des élus décident de rester campés sur leurs positions et de nous faire la guerre, on est d’accord, ça se passera mal. J’ai de très bons rapports avec les conseillers de l’autre parti et avec les indépendants. L’idée, c’est de faire de la politique de la ville, pas de la politique partisane. Si on est devant des gens de mauvaise foi, il faudra travailler avec cette mauvaise foi, mais ce sera à eux de se reprocher leurs comportements. »

Enfin, Mme Pigot répète qu’elle démissionnera de la direction de Sherbrooke Citoyen si elle est élue, mais elle demeurera au sein du parti.