L’humoriste Pierre Hébert a fait une surprise aux enseignants de l’école primaire Saint-Esprit, qu’il a fréquentée dans les années 80. Il a eu la surprise à son tour de retrouver quelques-uns de ses anciens enseignants aujourd’hui retraités.

Pierre Hébert rend visite aux enseignants de son ancienne école primaire

Les enseignants de l’école primaire Saint-Esprit ont eu droit à une surprise, vendredi, alors que l’humoriste Pierre Hébert, un ancien élève de cette école, est venu leur rendre visite. L’humoriste, qui est venu partager le dîner avec eux, leur a rendu hommage à titre de porte-parole de la campagne Prof, ma fierté!

L’engagement de ce Sherbrookois d’origine envers la valorisation de la profession enseignante est bien connu. « J’ai grandi au milieu d’enseignants : mes oncles, mes tantes, des cousins, des cousines. J’ai toujours baigné avec des profs », dit celui dont la conjointe est enseignante.

« J‘ai vu deux aspects très intéressants de leur travail : l’immense passion qu’ils ont, mais aussi l’immense travail que ça demande. C’est ce que j’avais envie de montrer quand on m’a demandé d’être porte-parole de Prof, ma fierté. C’est fou tout ce qu’ils font, ils ont une charge de travail incroyable. J’ai le goût qu’on leur donne une tape dans le dos une fois de temps en temps. »

Pierre Hébert estime que cette profession n’est pas suffisamment valorisée. « On devrait avoir le même respect pour les enseignants qu’on a pour les médecins. Les professeurs et les médecins, c’est la même affaire : ils donnent un service essentiel. On leur donne nos jeunes à l’année, pendant des années... J’ai l’impression qu’on considère moins (mais qu’on considère plus) parce que c’est une profession qui a été beaucoup féminine. On a l’impression que c’est dans les gènes des femmes de bien s’occuper des enfants, alors qu’il faut passer la journée dans une école pour voir à quel point c’est tough. Les médecins sauvent des vies, mais les professeurs aussi : ils changent des vies... Et ce travail colossal, il faut le souligner. »

Celui qui sera en spectacle au Centre culturel ce samedi (et qui l’était vendredi) a aussi eu droit à une surprise : quatre de ses anciens enseignants, aujourd’hui retraités, sont venus le saluer.

Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), Richard Bergevin, note que dans les systèmes d’éducation les plus performants ailleurs dans le monde, les enseignants bénéficient d’une bonne reconnaissance.

« Au Québec, les professeurs sont relativement bien perçus en général, mais c’est important de voir que les enseignants sont des professionnels de l’enseignement, et cette considération-là, parfois on l’oublie. Tout le monde est passé dans le système d’éducation, tout le monde a vécu c’est quoi une école et parfois les gens ont l’impression qu’ils savent mieux que les professionnels de l’éducation comment faire les choses », commente-t-il.

Guy Bélanger, enseignant à l’école Saint-Esprit, également délégué syndical de son école pour le SEE, souligne obtenir souvent des témoignages de gratitude des parents de ses élèves. « Les parents apprécient ce qu’on fait. » Il souligne qu’à l’instar de bon nombre d’autres professions, les enseignants goûtent aussi parfois à la médecine des médias sociaux. « Dans le quotidien, les enseignants sont appréciés », nuance celui qui enseigne depuis près de 30 ans.