Pierre Avard, ex-président du syndicat des travailleurs des postes de Sherbrooke, fait le saut en politique pour tenter de succéder à Hélène Dauphinais dans le district du Pin-Solitaire.

Pierre Avard veut succéder à Dauphinais

Un indépendant saute dans la mêlée dans le district du Pin-Solitaire. Assidu au conseil municipal depuis au moins un an, l’ex-président du syndicat des travailleurs des postes de Sherbrooke, Pierre Avard, fait le saut en politique pour tenter de succéder à Hélène Dauphinais.

C’est justement le retrait inattendu de la conseillère sortante, pour des raisons de santé, qui a convaincu M. Avard de se lancer. « Son départ laissait la porte grande ouverte à l’élection de la candidate du Renouveau sherbrookois et donc à une majorité du parti. Ce n’était pas une option intéressante. Ça fait plus qu’un an que j’assiste à toutes les séances du conseil régulier et aux séances des arrondissements et je vois le climat que crée un parti. »
Pierre Avard, qui demeure plutôt dans le district du Golf, affirme avoir l’appui d’Hélène Dauphinais, un élément essentiel pour lui. Il s’attend d’ailleurs à ce qu’elle soit présente pour le lancement de sa campagne jeudi matin. « Si vous remarquez, Mme [Mariette] Fugère (NDLR : candidate du Renouveau sherbrookois) ne reste pas dans le district non plus. Ce n’est pas un critère nécessairement. Ce qui est important, c’est de connaître le terrain. J’ai travaillé à Poste Canada pendant 39 ans. Je connais tous les secteurs de la ville. »
Il compte d’ailleurs exprimer clairement à ses électeurs qu’ils le verront arpenter le district tous les jours pendant et après l’élection.
Selon M. Avard, l’équipe qui se mobilisait derrière Hélène Dauphinais travaillera maintenant à mousser sa candidature. « Je ne pars pas nécessairement de zéro. J’ai quand même de grosses chaussures à chausser, mais je vais aller dans la même direction que Mme Dauphinais. Nous avons discuté ensemble des enjeux qu’elle avait identifiés. »
Parmi ces enjeux, les investissements dans les parcs, comme le parc Cambron, où 40 000 $ devraient être injectés en 2018, dit-il.
« Il y a aussi le transport dans le quartier Dubreuil. Il n’y a aucun trottoir, aucun lien pour que les gens circulent de façon sécuritaire. Les gens sont laissés à l’abandon dans ces coins-là. C’est sans compter l’état des rues du secteur. C’est un dossier important. On dirait qu’il y a eu un bombardement. »
Si Hélène Dauphinais affirmait vouloir s’assurer que chaque dollar des citoyens est investi judicieusement, Pierre Avard entend adopter la même philosophie. « Il faut s’attaquer aux dépenses qui sont mises de l’avant. La mode actuelle, c’est de dépenser, mais on ne sait pas trop dans quelle direction ça va. La présentation du projet de Well inc. avait l’air d’un spectacle. C’est curieux qu’on construise des bâtiments d’une telle hauteur au centre-ville... C’est important que les citoyens en aient pour leur argent. »
Celui qui a une formation en service social affrontera donc Mariette Fugère, de même que Ludovick Nadeau, de Sherbrooke Citoyen.