L’édifice de l’Estudiantine, au centre-ville de Sherbrooke, a été inondé la semaine dernière lors d’un bris du système d’alimentation en eau.

Peut-être la fin du cauchemar à l’Estudiantine

Le cauchemar des résidants de l’édifice L’Estudiantine du centre-ville de Sherbrooke tire peut-être à sa fin. On le saura davantage à la fin de la semaine.

Selon Serge Lapointe, directeur général de la coopérative de solidarité en habitation théâtre d’une fuite d’eau majeure au début de la semaine dernière, on pourrait être en mesure de rétablir l’électricité, l’eau et les services internet vendredi, donc à temps pour Noël.

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« Cependant, si nous ne pouvons pas rétablir le courant à cette date, il faudra attendre en janvier puisque les travailleurs de la construction, comme les électriciens, les plombiers et les entrepreneurs, ne peuvent travailler durant la période des Fêtes en raison des règles régissant la construction au Québec », dit-il à La Tribune.

« Si les pièces manquantes ne peuvent être livrées à temps pour une remise en service de l’immeuble le 22 décembre, les locataires ne pourront pas réintégrer l’immeuble. L’accès demeure permis le jour, de 8 h à 18 h. L’accès est interdit en dehors de ces heures et l’immeuble est surveillé par une entreprise de sécurité afin d’éviter le vol et le vandalisme. »

Rappelons que dans la nuit du 10 au 11 décembre, un bris de tuyauterie a forcé l’évacuation de l’édifice L’Estudiantine au centre-ville. Les pompiers et le service des travaux publics de la Ville de Sherbrooke ont dû intervenir, notamment pour fermer la conduite d’aqueduc alimentant l’édifice. L’eau, après avoir inondé le sous-sol de la coopérative d’habitation étudiante de la rue du Dépôt, est sortie du bâtiment pour inonder le secteur.

On a dû relocaliser 80 personnes, ajoute M. Lapointe, qui dit avoir passé des heures très peu reposantes au cours de la dernière semaine. Certains sont hébergés dans des résidences de l’Université de Sherbrooke, d’autres chez des amis ou de la parenté.

« L’inondation du sous-sol a été causée par le bris d’une conduite d’eau. Il s’agit de la conduite d’arrivée d’eau du système de gicleurs. Le bris s’est produit sous le trottoir, à environ 1,5 mètre sous terre, et à environ 1,5 mètre à l’extérieur de notre immeuble », souligne-t-il.  

« La pression était tellement forte qu’elle a éventré notre plancher de béton, ouvrant un chemin pour l’eau vers le sous-sol de notre immeuble. Il est encore trop tôt pour établir la responsabilité de l’événement et la cause du bris. »



« Tous nos équipements électriques ont été immergés pendant plusieurs heures. »
Serge Lapointe

En perçant notre plancher, l’eau a amené avec elle de la terre, du sable et du gravier, notamment. « Je me suis retrouvé avec une plage de sable au sous-sol », lance-t-il.

« Tous nos équipements électriques ont été immergés pendant plusieurs heures avant qu’il ne soit possible de retirer l’eau. Compte tenu de la terre et du sable qui ont été amenés avec l’eau, nos équipements doivent tous être remplacés et ne peuvent être remis en fonction. »

Serge Lapointe évalue les dommages plus de 50 000 $, en plus de dédommagements à accorder.

On doit tenir compte du froid qui s’installe pour ne pas endommager l’édifice.

« Grâce au travail des électriciens, il a été possible de contourner une partie du système électrique afin de rétablir l’éclairage et le chauffage dans les couloirs seulement. Tous les appartements sont encore privés de courant. Compte tenu des risques de gel avec les froids actuels, il a été décidé de purger toutes les conduites d’eau de l’immeuble », souligne le gestionnaire.

« Nous avons réussi à trouver presque toutes les pièces de rechange pour le système électrique. Il faut comprendre que ce sont des appareils que personne ne garde normalement en stock. »