La seconde édition du Mini Maker Faire a été couronnée de succès.

Petit événement, grand succès pour le Mini Maker Faire

Il y a ce petit bonhomme, 5 ou 6 ans peut-être, qui tient fermement le bout de bois à l'extrémité de la table. Debout devant lui, son père manie l'égoïne avec le sourire... et beaucoup de concentration. Dans quelques minutes et autant de manoeuvres, le duo aura confectionné un minuscule bolide qui descendra la rampe juste à côté.
Tout ça se passe au Mini Maker Faire de Sherbrooke, le second de ce nom après une première édition en 2016 qui avait déjà été couronnée de succès. Samedi, entre les murs de La Fabrique et dans les kiosques tout autour, il y avait encore davantage d'action, de variété et de visiteurs prêts à se lancer dans de nouvelles aventures, ou à tout le moins dans quelques découvertes.
On a même apprécié l'humilité de quelques personnalités connues comme la conseillère Annie Godbout, l'aspirante mairesse Hélène Pigot et la directrice générale de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Karole Forand au kiosque de poterie, se relayant au tour pour tenter avec plus ou moins de succès d'en faire émerger un bol. On ne saurait garantir les résultats, mais la feuille d'inscription aux prochaines formations s'est quand même remplie pendant leur besogne.
L'artiste multidisciplinaire Sophie Cartier a aussi attiré l'attention des visiteurs avec sa technique d'art fluide, créant des toiles en les faisant tourner sur un mécanisme mû par un genre de pédalier de vélo. Ouais, clairement, il fallait être là.
« Vraiment impressionnant », s'entendaient les curieux qui admiraient l'artiste à l'oeuvre en priant pour que la manoeuvre demeure sous contrôle et la peinture loin de leurs beaux habits.
Il fallait être là aussi pour capter dans l'oeil de certains la fascination pour les robots, pour les fusées créées avec des imprimantes 3D, pour les outils originaux et rares des bâtisseurs de l'Atelier Hemlock ou pour le génie des étudiants, dans l'oeil des autres une curiosité et un intérêt évident pour l'ébénisterie, les tisserandes ou les démonstrations de couleur par le feu raku.
« C'est cool, y a du monde sans arrêt, les gens sont intéressés et il y a de la variété dans les kiosques. On est contents », se réjouissait Pierre Noël, l'un des membres de La Fabrique et de l'organisation du Mini Maker Faire, un brin embêté tout de même par des ennuis techniques du côté de la forge.
« On se reprendra l'année prochaine pour notre projet. En attendant, on va aller boire une bière et profiter de la journée. »
Ce qui fut fait.