Pensions alimentaires comme un revenu : Labrie fait l’unanimité

SHERBROOKE — Les pensions alimentaires pour enfants pourraient cesser d’être traitées comme un revenu dans le calcul des prestations d’aide sociale, de l’admissibilité à l’aide juridique, de l’aide financière aux études et du soutien au logement. La motion, déposée par la députée de Sherbrooke Christine Labrie, a été adoptée à l’unanimité vendredi matin à l’Assemblée nationale.

« Il s’agit d’une revendication de longue date pour Québec solidaire, explique Christine Labrie en entrevue avec La Tribune. Je suis fière que cette motion ait été adoptée à l’unanimité. Il est temps de régler cette injustice. Prenons par exemple une femme qui est aux études et qui reçoit une pension alimentaire pour ses enfants. La pension est considérée comme un revenu dans le calcul de ce à quoi elle a accès pour l’aide financière aux études. Sauf que la pension sert à subvenir aux besoins de ses enfants et qu’elle a droit à un bien moins gros montant d’aide financière. »

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’une telle motion est déposée.

« Une motion identique avait déjà été déposée par Françoise David dans le passé, mentionne Mme Labrie. Elle avait aussi été adoptée à ce moment-là lorsque le Parti québécois était au pouvoir. Mais il n’y avait pas eu de suite. »

Mme Labrie entend bien s’assurer cette fois que le dépôt d’un projet de loi se fasse rapidement.

« Si le gouvernement n’en dépose pas, on pourrait le faire, mentionne-t-elle. Ce qui va être important c’est que ça se fasse le plus rapidement possible. »

Mme Labrie a également profité de sa première participation à la période des questions vendredi pour questionner le ministre de l’Éducation sur la protection des budgets en éducation, mais également sur la problématique de révision des indices de défavorisation.