Annie Godbout

Pauvreté: la Ville doit «se battre» pour un financement équitable, dit Godbout

La conseillère municipale Annie Godbout se dit préoccupée par «l'iniquité» avec laquelle le gouvernement du Québec finance les organismes de lutte contre la pauvreté sherbrookois par rapport à ceux des autres villes de la province.
Si tel est le cas, dit-elle, Sherbrooke doit «aller se battre» afin que ces organismes obtiennent un financement juste et équitable.
La conseillère a fait part de ses préoccupations lors des discussions entourant le renouvellement de la Charte de lutte contre la pauvreté pour laquelle la Ville a renouvelé son engagement et augmenté sa contribution de 10 % (6000 $).
Tout en appuyant la résolution, la conseillère Godbout en a profité pour exprimer ses préoccupations face au financement que semble accorde Québec entre les différentes villes.
«On sent un sous-financement pour les organismes sherbrookois, a-t-elle déploré. Si ce n'est que dans l'immigration, depuis 2012 on ne reçoit pas d'argent comparativement à d'autres villes (...). J'aimerais qu'on puisse dresser un portrait plus clair de cette iniquité entre les différentes villes pour des organismes de même type. Est-ce qu'il y a réellement iniquité? Et si oui, de combien? S'il y a une bonne différence, il va vraiment falloir aller se battre pour nos organismes auprès des gouvernement pour qu'on puisse avoir les mêmes moyens financiers pour les mêmes défis», a-t-elle déclaré.
«À Sherbrooke, on a des défis encore plus grands de pauvreté. On a vu les statistiques sortir au cours des dernières semaines et moi, ça me préoccupe particulièrement, a ajouté Mme Godbout.