Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La décision du gouvernement Legault de fermer les commerces jugés non essentiels du 25 décembre au 11 janvier est somme toute bien accueillie par les commerçants sherbrookois. -
La décision du gouvernement Legault de fermer les commerces jugés non essentiels du 25 décembre au 11 janvier est somme toute bien accueillie par les commerçants sherbrookois. -

 «Pause des Fêtes»: les commerces comprennent… malgré tout

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Article réservé aux abonnés
La « pause des Fêtes » imposée aux commerces non essentiels « va faire mal, c’est certain », mais elle est justifiée dans la mesure où elle favorise une reprise vigoureuse de l’économie dès le mois de janvier.

Les mesures de resserrement dévoilées mardi par le premier ministre François Legault n’ont pas surpris les commerçants sherbrookois interrogés par La Tribune. Les rumeurs des derniers jours à l’effet que les commerces non essentiels allaient être visée ont permis à ces derniers de voir venir le coup.

« Ce qu’on craignait surtout, c’est qu’il (M. Legault) annonce la fermeture des commerces non essentiels dès cette semaine, a réagi Marie-Claude Leduc, copropriétaire du salon d’esthétique Confidence de la rue King Ouest. Ça, ça nous aurait fait mal… »

Malgré les restrictions déjà en vigueur, Mme Leduc souligne que son commerce continue de connaître un fort taux d’achalandage à l’approche des fêtes, avec une moyenne de 500 clients par semaine, dit-elle.

« Depuis deux jours le téléphone ne dérougit pas. Les gens veulent leur rendez-vous avant Noël, sachant qu’ils ne pourront pas en début d’année. »

Comme la grande majorité des commerces du Carrefour de l’Estrie, le magasin Sports Experts devra fermer lui aussi ses portes du 25 décembre au 11 janvier. Et ce, même celui-ci se spécialise dans la vente d’articles et de vêtements permettant de « passer du temps à l’extérieur », comme le recommande pourtant fortement la Santé publique.

« C’est vrai que c’est contradictoire, reconnaît son copropriétaire, Simon Gagnon. Je pensais qu’on nous aurait été déclaré comme essentiels, surtout en hiver lorsque les enfants ont besoin d’une tuque, d’un manteau ou des mitaines… »

Comme d’autres commerçants, M. Gagnon dit cependant comprendre la situation entourant l’évolution des cas, d’où la nécessité d’éviter les contacts le plus possible. « On est dans une situation où il faut tracer la ligne, on n’a pas le choix. Il faut respecter ça et c’est ce qu’on va faire. »


« On va rater le Boxing Day, mais j’espère que les gens vont être au rendez-vous, comme ils l’ont été après la première vague. »
Simon Gagnon

M. Gagnon espère toutefois que cette « pause du temps des Fêtes » ne s’étirera pas au-delà du 11 janvier, ce qui ne serait pas sans rappeler les effets de la première vague.

« Si on se pénalise deux semaines, mais que ça nous permet de revenir à la normale après, je ne vois pas de problème. Oui, on va rater le Boxing Day, mais j’espère que les gens vont être au rendez-vous, comme ils l’ont été après la première vague. »

Plusieurs commerces ont su tirer des leçons de cette première vague. C’est le cas de Marie-Claude Leduc, qui dit avoir profité des derniers mois pour se doter d’une boutique en ligne. « Comme ça si ça se prolonge, on pourra toujours vendre nos produits à nos clients », dit-elle.

Enfin, la décision d’interdire aux grandes surfaces de vendre des biens non essentiels est aussi bien accueillie par les petits commerces qui y voient une forme d’équité à leur endroit. Ce qui n’était pas le cas lors de la première « mise sur pause » décrétée en mars dernier.