Pauline Marois courtise les jeunes à Sherbrooke

Devant plus de 300 militants péquistes réunis à l'Hôtel Times, Pauline Marois a non seulement vanté ses actions des 18 derniers mois favorisant la classe étudiante, mais en a aussi profité pour inviter les jeunes à exprimer leur vote le 7 avril prochain. Que ce soit un vote pour ou contre son parti.
Ce n'est pas un hasard si Pauline Marois a choisi la circonscription de Sherbrooke afin de lancer la campagne des jeunes candidats péquistes lundi soir. D'abord, parce que Sherbrooke est une ville étudiante. Ensuite, parce que pour la première fois, la chef péquiste pouvait mettre les pieds dans la circonscription de l'ancien chef libéral, Jean Charest. Une loi non écrite empêche effectivement le chef d'un parti de visiter le territoire d'un autre chef.
«On a travaillé fort aux dernières élections pour t'accueillir ici, aujourd'hui! Bienvenue chez vous Pauline!» a lancé d'entrée de jeu le député sortant et candidat dans Sherbrooke, Serge Cardin, qui avait battu Jean Charest aux élections du 4 septembre 2012.
Le calme après la tempête
Entourée des jeunes candidats du PQ, dont Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin, mais aussi de sept candidats des Cantons de l'Est, Pauline Marois a tracé le bilan de son gouvernement en ce qui a trait à la jeunesse.
«Léo a déjà de belles réalisations à son actif, entre autres grâce à ce qui deviendra la prochaine politique jeunesse du Québec. Il s'agit d'une politique faite par et pour les jeunes. Elle est créative, talentueuse et ouverte d'esprit. À l'image de notre jeunesse!» a-t-elle clamé, tout en remerciant également Martine Desjardins pour son implication politique auprès du PQ.
«On a un bilan jeunesse dont on peut être fiers, a ajouté Léo Bureau-Blouin. Où était le Québec il y a 18 mois? Nous étions plongés dans une crise de confiance entre les citoyens et leurs institutions. On parlait de collusion, de corruption, mais il y avait également un bris de confiance entre le gouvernement du Québec et ses jeunes. Cette crise, je l'ai bien connue. C'était celle des droits de scolarité qui a secoué tout le Québec. Quelle a été la première décision du conseil des ministres du PQ? Abolir la loi 78, qui limitait le droit de manifester!»
Ce dernier a rappelé qu'à l'époque du gouvernement Charest, on parlait d'une augmentation de 82 % des frais de scolarité sur sept ans. À l'arrivée du PQ, un sommet sur l'éducation a été organisé :
«Entre la hausse que les libéraux projetaient et le plan du PQ, il y a 1400 $ de différence. Cette somme, les étudiants n'auront pas à la payer pour accéder à une année universitaire.»
Le PQ note qu'il a aussi bonifié le programme des prêts et bourses pour en faire bénéficier la classe moyenne. Bientôt, les étudiants recevront plus de bourses que de prêts, assure M. Bureau-Blouin, heureux d'avoir vu son gouvernement instaurer la loi 13, qui permettra à près de 450 000 jeunes de voter dans leur établissement d'enseignement.
«Je pense vraiment que l'engagement politique et social est la meilleure réponse au cynisme, à l'apathie et au défaitisme du Parti libéral et de la CAQ, a fait valoir Martine Desjardins. Le PQ réunit une équipe de candidats jeunes, compétents, engagés et animés par le désir de construire le Québec de nos aspirations à tous et à toutes.»