Pascal Morin devant la Commission d’examen des troubles mentaux du Tribunal administratif du Québec en 2017.

Pascal Morin en liberté deux heures par semaine

Pascal Morin, qui a été déclaré non criminellement responsable du meurtre de sa mère et de ses deux nièces en février 2012 à Saint-Romain, profitera chaque semaine de deux sorties d’une heure non accompagnées.

Lors de la révision annuelle de son cas devant la Commission d’examen des troubles mentaux du Tribunal administratif du Québec (TAQ), qui se déroulait mardi à Sherbrooke, Pascal Morin a verbalisé qu’il souhaitait pouvoir faire le tour du lac des Nations à la marche et peut-être s’arrêter au passage au marché de la gare lors de cet élargissement de ses conditions.

Ces sorties à visée thérapeutique devront être autorisées par son équipe traitante du Centre de réadaptation en dépendance de l’Estrie (CRDE) où il réside à temps complet et où il est soumis à de sévères conditions.

L’horaire de ces sorties non accompagnées devra être autorisé par son équipe de soin et il sera communiqué à la famille des victimes.

Pour la première fois depuis le début des auditions devant le TAQ, les parents des deux petites victimes n’étaient pas présents à la rencontre.

Dans une folie meurtrière en février 2012, Pascal Morin avait tué sa mère Ginette Roy-Morin et ses deux nièces Laurence et Juliette Fillion à Saint-Romain. Il a été reconnu non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux en vertu de l’article 16 du Code criminel.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras signale que les modifications aux conditions de Pascal Morin ont été communiquées à la famille des victimes le printemps dernier.

« Ils sont accord avec la modification des conditions. Ils ont aussi demandé à ce que l’audition devant le TAQ se déroule aux deux ans, ce qui a aussi été accordé », explique Me Belgharras.

La psychiatre Dre Martine Bérubé a mentionné que l’évolution de la maladie de Pascal Morin était très lente et qu’il se produisait peu de changements en 24 mois.

Devant le TAQ, Pascal Morin a exprimé sa fierté de maintenir sa sobriété qui se poursuit depuis plus de quatre ans. Il a mentionné qu’il n’avait plus aucune envie de consommer et qu’il était essentiel qu’il continue à prendre sa médication.

« La famille est contente qu’il maintienne sa sobriété, mais ils ne veulent pas de contact avec lui », mentionne Me Belgharras.

Elle signale que le rapport psychiatrique fait état que Pascal Morin ne présente aucune manifestation de violence ou d’agressivité.

Pascal Morin effectue des tâches bénévoles à la récupération de l’Hôtel-Dieu du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Il s’y rend en transport adapté.

Un interdit de contact avec Claudia Morin et Francis Fillion, les parents des jeunes victimes, a été maintenu.

C’est Me Benoit Gagnon de l’aide juridique qui représente Pascal Morin lors des auditions devant le TAQ.