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« Chaque situation fera l’objet d’une évaluation globale selon une approche sensible et unifiée. Les mesures dépendront toujours de l’évaluation lors de l’enquête de la Santé publique. Nous allons être plus sensibles dans la gestion des classes », explique la Dre Geneviève Petit.
« Chaque situation fera l’objet d’une évaluation globale selon une approche sensible et unifiée. Les mesures dépendront toujours de l’évaluation lors de l’enquête de la Santé publique. Nous allons être plus sensibles dans la gestion des classes », explique la Dre Geneviève Petit.

Pas question d'une « approche mur à mur » dans les écoles

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Le resserrement des mesures d’isolement dans les écoles en raison de la propagation des variants de la COVID-19 ne marque pas le début d’une nouvelle ère dans les écoles de la région.

« Ici en Estrie, nous sommes encore dans une approche au cas par cas, selon les enquêtes de la Santé publique, et non pas dans une approche mur à mur. Nous ne passons pas d’un modèle de gestion de cas positif dans une classe à un modèle complètement différent. Ce n’est pas systématique qu’un chauffeur d’autobus, par exemple, sera mis en isolement s’il y a eu un cas positif dans son circuit », mentionne Donald Landry, directeur des services du secrétariat général et des communications au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS).

C’est ce que confirme aussi la Dre Geneviève Petit, substitut au directeur de santé publique de l’Estrie et coordonnatrice médicale de la COVID-19 pour la Santé publique de l’Estrie.

« Chaque situation fera l’objet d’une évaluation globale selon une approche sensible et unifiée. Les mesures dépendront toujours de l’évaluation lors de l’enquête de la Santé publique. Nous allons être plus sensibles dans la gestion des classes », explique la Dre Geneviève Petit.

Rappelons que la direction de la santé publique nationale a fait parvenir aux centres de services scolaire (CSS) de la province de nouvelles lignes directrices en lien avec les contacts à isoler lorsqu’un cas positif sera confirmé dans une école.

Tous les cas positifs à la COVID-19 seront évalués et traités de la même façon, car il y a un délai d’environ 24 heures entre la réception d’un résultat de test positif et la réponse à savoir s’il s’agit un ou d’un variant. À l’heure actuelle en Estrie, un cas sur trois est un variant.

« Mettre les personnes en isolement 24 heures plus tôt peut avoir un impact sur une situation qu’on échappe ou qu’on garde sous contrôle », mentionne la Dre Petit.

Et alors, quels seront les impacts dans les écoles?

« Le nombre de contacts étroits et modérés pourrait être plus élevé qu’il ne l’était avant parce qu’on sera plus intensifs dans nos évaluations », évalue la Dre Petit.

Davantage de questions seront posées durant l’enquête : combien de temps le contact a-t-il passé près de la personne positive à la COVID-19? Le masque que les personnes portaient étaient-ils de qualité? Le portaient-ils correctement? Quelle distance y avait-il entre les personnes? Et combien de temps ont-elles été à proximité?

Les contacts étroits et modérés des personnes positives à la COVID-19 seront mis en isolement préventif durant 14 jours. « C’était comme ça avant aussi; rien n’a changé de ce côté-là », mentionne-t-elle.

Les contacts étroits et modérés seront toutefois testés davantage qu’ils ne l’étaient auparavant.

« On demandera aux contacts étroits et modérés d’aller passer un test rapidement après qu’ils aient été contactés. On leur demandera aussi d’aller passer un test s’ils commencent à présenter des symptômes, et aussi deux jours avant la fin de la durée de l’isolement pour être certains qu’on peut lever l’isolement de façon sécuritaire », mentionne la Dre Petit.

« Contacts de contacts »

Les contacts domiciliaires de la personne qui a été en contact (les « contacts de contacts » dans le jargon de la Santé publique) pourront reprendre « leurs activités essentielles » lorsque le contact du cas positif aura reçu un premier résultat négatif.

Après plus d’un an de pandémie, le médecin est bien au fait que la population peut être épuisée par tous ces efforts additionnels qu’on lui demande.

« On sait que ça demande un effort supplémentaire aux personnes concernées et à nos partenaires comme les centres de services scolaire », soutient la Dre Petit.

« On ajoute plus de mesures pour le contrôle des cas positifs. Par contre, on le fait pour pouvoir garder toutes les mesures qui sont permises au palier d’alerte orange. Les mesures que l’on prend, c’est un équilibre entre les deux », indique la Dre Petit.


« Nous avons généralement une très bonne collaboration des Estriens dans nos enquêtes. »
Dre Geneviève Petit

Le directeur des services du secrétariat général et des communications au CSSRS  demande aux parents, au personnel et aux élèves de faire confiance aux mesures qui seront mises en place dans leur établissement s’il se présente un cas positif.

« C’est souvent plus facile de comprendre les mesures "mur à mur", mais dans ce cas-ci, ce sont les mesures "au cas par cas" qui sont pleines de bon sens. Les gens pourront se demander pourquoi il y a eu certaines mesures plus sévères dans la classe de Mme Untelle, et des mesures moins strictes dans la classe d’une autre enseignante, mais tout ça dépendra des enquêtes de la Santé publique, qui sont confidentielles », explique Donald Landry.

Adaptabilité, résilience, stress et parfois même colère seront toutefois au rendez-vous pour le personnel, les parents et les élèves chaque fois et Donald Landry en est bien conscient.

« Nous avons généralement une très bonne collaboration des Estriens dans nos enquêtes. La plupart des personnes veulent être bien protégées et bien protéger les autres. Mais dans nos enquêtes, on voit parfois des écarts, comme des gens qui font du covoiturage avec des personnes qui ne font pas partie de leur bulle. Avec les nouvelles mesures, nous devons nous réajuster une nouvelle fois. Mais ça fait maintenant partie de notre réalité COVID avec l’arrivée des variants », mentionne la Dre Petit.