Le club de motoneige Harfang de l’Estrie et son vice-président au développement des sentiers, Marc Lachance, ne sont pas surpris de voir le gouvernement encadrer la pratique de motoneige et de quad.
Le club de motoneige Harfang de l’Estrie et son vice-président au développement des sentiers, Marc Lachance, ne sont pas surpris de voir le gouvernement encadrer la pratique de motoneige et de quad.

Pas de surprise au Club Harfang

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Le club de motoneige Harfang de l’Estrie et son vice-président au développement des sentiers, Marc Lachance, ne sont pas surpris de voir le gouvernement encadrer la pratique de motoneige et de quad.

Jeudi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a déposé le projet de loi 71 qui exigera d’avoir 16 ans et de suivre une formation obligatoire pour conduire les VTT et les motoneiges.

« Ça existait déjà en partie, on veut bonifier cette loi, explique Marc Lachance. Le permis de conduire a toujours été fortement recommandé. »

« C’était une des recommandations de bonifier la loi pour mieux l’encadrer, de donner un peu plus d’outils aux agents en sentiers pour faire respecter la loi, poursuit M. Lachance. Par ailleurs, dans la loi, certaines choses vont aussi aider les clubs. »

Le vice-président du club Harfang ne croit pas que cette loi aurait d’incidence sur le membership de son club. « Pour m’occuper de la sécurité en sentiers, quand je demande une pièce d’identité, 95 pour cent du temps, les gens nous montrent leur permis de conduire. À la base, ils sont sensibles à ça. Ça va peut-être toucher une minorité de gens », analyse-t-il, rappelant qu’il est bon pour les motoneigistes de posséder un permis de conduire. « S’il a un accident en bordure de route, il sera couvert par la SAAQ », précise-t-il.

Selon son coup de sonde exécuté sur les réseaux sociaux, les gens ne voient pas ce projet de loi d’un mauvais œil. « Je ne pense pas que l’immatriculation des véhicules nous coûtera plus cher à cause de ça. Je le souhaite, du moins », analyse-t-il.

Le projet de loi indique évidemment qu’il sera interdit de conduire un véhicule hors route avec les capacités affaiblies. Mais est-ce que ce sont des situations qui sont constatées? « Ce sont des choses qu’on rencontre occasionnellement en sentiers, répond-il. En tant qu’agents de sentiers, nous n’avons pas le pouvoir d’intervenir dans ce genre de cas. Maintenant, est-ce que nous allons mieux outiller les agents de sentier pour ce type d’intervention? Ça reste à voir. »

Avec La Presse canadienne