Récup Estrie n’aura pas à payer pour les conteneurs de papier contaminé qui lui ont été retournés à la fin janvier.
Récup Estrie n’aura pas à payer pour les conteneurs de papier contaminé qui lui ont été retournés à la fin janvier.

Pas de frais pour les conteneurs contaminés

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Récup Estrie n’aura pas à payer pour les conteneurs de papier contaminé qui lui ont été retournés à la fin janvier. Le président du centre de tri, Pierre Avard, estime que c’est le courtier qui devait disposer du papier estrien qui est responsable de l’erreur et avance que Récup Estrie pourrait se tourner vers un autre courtier.

« Il n’y a pas de conséquence pour nous. Nous payons pour disposer du papier. Celui qui est en faute, c’est le courtier. C’est lui qui aura un avertissement s’il y a lieu. Nous avons seulement fait la réception des matières, parce que tous nos conteneurs sont identifiés pour qu’on sache d’où ils viennent », explique Pierre Avard.

« Le 31 janvier, cinq conteneurs, et non six, nous ont été retournés. Depuis que nous avons repris les rênes de notre centre de tri, nous avons à trouver des débouchés pour ce que nous ramassons. Dans le cas du papier, notre courtier était responsable du dossier. Nous avons payé plus de 450 000 $ pour en disposer. Nous avions plus que 5 % de contamination et notre courtier était au courant de cette situation » résume M. Avard.

Rappelons que l’Inde a récemment limité à 1 % le taux de contamination maximum du papier qu’elle reçoit. Des conteneurs canadiens en direction de l’Inde ont été interceptés en Belgique, en janvier, et retournés à l’expéditeur en raison de leur haut taux de contamination.

« Avec cet épisode, nous avons commencé à regarder pour d’autres courtiers, pour ne pas avoir à revivre une situation comme celle-là. Tant que nous n’aurons pas fini l’installation de nos lignes de tri optique, nous ne voulons pas être sur la sellette à nouveau. Nous n’avons jamais caché que nous étions au-dessus des 5 % de contamination. Étant donné que notre courtier a augmenté considérablement les prix, nous avons commencé à regarder ailleurs. Avec ce retour, nous voyons que nous ne sommes pas les seuls. Ce qui est décevant, c’est que notre courtier a quand même pris le risque d’acheminer ce papier vers l’Inde. »

M. Avard relativise néanmoins la situation mise en lumière par La Presse mardi. « Le papier, c’est 41 % de tout ce qu’on reçoit. Cinq conteneurs, ce n’est pas beaucoup. Dans une semaine, il en part pas mal plus que ça. Dans cet envoi-là, il y en avait 35 autres et seulement cinq sont revenus. Ce n’est pas si problématique que ça, mais c’est décevant. »

Le papier contaminé a été trié de nouveau par Récup Estrie, qui a réussi à réduire le taux de contamination à moins de 5 %.

Rappelons que Récup Estrie a acquis deux nouveaux équipements de tri optique, au coût de 2,7 M$, pour trier le papier et le carton. La perspective de réduire les contaminants dans le papier attirerait déjà des acheteurs locaux pour le papier estrien.