Le vice-président et la présidente de Parents-Secours à Sherbrooke, Marc-André Houle et Johanne Poulin.

Parents-Secours en mode relance

Devant une baisse marquée des foyers refuges depuis le début des années 2000, Parents-Secours se place en mode relance à Sherbrooke.

Le nombre de foyers qui arborent à leur fenêtre la traditionnelle pancarte rouge et blanche d’un enfant dont la main est tenue par un adulte est passé de 400 sur le territoire sherbrookois en 2000 à 120 selon le dernier relevé de l’organisme.

« Nous voulons dire à la population que Parents-Secours existe encore », signale vice-président de Parents-Secours à Sherbrooke, Marc-André Houle.

« Les foyers refuges peuvent accueillir des enfants ou des ainés dans toutes sortes de situations. Ils viennent en aide tant aux enfants qui peuvent avoir peur ou qui se perdent en marchant ou qui se blessent à vélo notamment. La pancarte est un symbole de protection », ajoute la présidente de Parents-Secours à Sherbrooke, Johanne Poulin.

Marc-André Houle et Johanne Poulin invitent les personnes intéressées à persévérer dans le processus de filtrage policier pour s’assurer des foyers refuges surs.

« La présence de Parents-Secours permet de hausse le sentiment de sécurité dans les quartiers tant pour les enfants que les parents. C’est évident que l’on doit s’assurer que les foyers refuges sont surs à 100 pour cent », mentionne M. Houle.

Les foyers refuges doivent faire l’objet de vérifications policières aux deux ans pour s’assurer de leur sécurité et de l’absence d’antécédent judiciaire des occupants.

« Les foyers refuges doivent recommencer le processus de filtrage aux deux ou trois ans. Plusieurs personnes ne pensent pas le faire ou déménagent entre temps », explique la policière, Nicole Lévesque de la division de sécurité des milieux du Service de police de Sherbrooke.

Parents-Secours recherche des foyers refuges dans tous les arrondissements.

« Il n’est pas nécessaire d’être constamment à la maison. On place la pancarte à la fenêtre seulement lorsque nous y sommes », précise Marc-André Houle.

« Nous ne demandons pas de minimum aux foyers refuges. Ça ne peut être que quelques soirs par année, à l’Halloween ou certaines fins de semaine », signale l’agente Lévesque du SPS.