Environ 120 foyers sont des refuges Parents-Secours à Sherbrooke. Ils étaient 400 au début des années 2000.
Environ 120 foyers sont des refuges Parents-Secours à Sherbrooke. Ils étaient 400 au début des années 2000.

Parents-Secours demeure en perpétuel recrutement

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Même si l’offensive de l’automne n’a pas permis de recruter nombre de foyers refuges, Parents-Secours poursuit la sensibilisation dans les écoles de Sherbrooke.

Une vingtaine de familles se sont manifestées au cours des dernières semaines, mais seulement trois ou quatre ont franchi tout le processus de filtrage policier.

« C’est certain que nous avons appris à moduler nos attentes. Le processus de sélection est très serré », explique la policière responsable du programme Parents-Secours, Nicole Lévesque, de la division de sécurité des milieux du Service de police de Sherbrooke. 

L’aspect physique du lieu du foyer refuge, soit qu’il doit être facilement accessible pour les enfants, sert de critère premier. 

Par la suite, la demande est envoyée au filtrage policier où le casier judiciaire est scruté.

« Nous voulons des endroits sécuritaires où nos enfants qui sont en difficulté pourront obtenir de l’aide », explique l’agente Lévesque.

Les foyers refuges peuvent accueillir des enfants ou des aînés dans toutes sortes de situations. Ils viennent en aide tant aux enfants qui ont peur, qui se perdent en marchant ou qui se blessent à vélo notamment. La pancarte est un symbole de protection. 

Parents-Secours demeure en perpétuel recrutement. 

Au cours de l’automne, des écoles dans tous les secteurs de Sherbrooke ont été visitées.

« J’ai visité récemment 18 classes à l’école Brébeuf pour expliquer l’objectif de Parents-Secours en espérant que certains parents puissent se joindre à nous. Nous avons aussi fait des présentations dans deux écoles à Brompton de même qu’à Lennoxville. Deux autres écoles sont à l’horaire dans les prochaines semaines. Nous continuons notre travail de sensibilisation », indique Nicole Lévesque.

Des kiosques de sensibilisation sont dressés dans certaines fêtes de quartier ainsi que dans certains salons liés aux familles. 

« Nous répétons aux enfants de ne pas aller dans les maisons d’étrangers sauf celles où il y a des affiches Parents-Secours », mentionne Nicole Lévesque. 

Devant une baisse marquée des foyers refuges depuis le début des années 2000, Parents-Secours s’est placé en mode relance à Sherbrooke en 2019.

Le nombre de foyers qui arborent à leur fenêtre la traditionnelle pancarte rouge et blanche sur laquelle un adulte tient un enfant par la main est passé de 400 sur le territoire sherbrookois en 2000 à 120 selon le dernier relevé de l’organisme.