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Marie Eve Lacas, présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en Estrie
Marie Eve Lacas, présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en Estrie

Parcours journalistique au Marché de la gare de Sherbrooke

Coralie Beaumont
Coralie Beaumont
La Tribune
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La place du Marché de la Gare se prépare à accueillir une exposition plein air dans l’objectif d’expliquer au public le travail des médias et des journalistes. « On a voulu donner rendez-vous aux gens pour leur montrer à quel point nous sommes présents et diversifiés dans la région », explique Marie Eve Lacas, la présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en Estrie.

Pour cela, différents médias ont été invités à soumettre deux nouvelles qui ont marqué la dernière année. « On a mis une photo en valeur et un QR code. En scannant ce code avec un téléphone, les gens pourront lire l’article », explique Mme Lacas. Plusieurs médias ont participé à l’exercice, y compris La Tribune. Mme Lacas explique que les nouvelles choisies par les médias estriens « n’auraient pas fait la une de La Presse ou du Devoir », mais c’est justement ce qui démontre l’importance des médias régionaux. « C’est pour montrer qu’on a notre place en région », appuie-t-elle.

Elles invitent aussi celles et ceux qui ont des questions sur le travail des médias et de la presse à les poser. « On est aussi là pour avoir un dialogue. Les gens peuvent nous poser des questions sur notre page Facebook, s’il y a des choses qu’ils veulent démystifier ou pour voir les reportages qui sont présentés ». Pour encourager le dialogue, les noms de quatre personnes qui auront participé à l’évènement seront tirées au sort et les chanceux recevront un chèque-cadeau de 25 $ de la Librairie Appalaches de Sherbrooke. « Peut-être que des gens auront envie de se procurer des livres écrits par les journalistes qui traitent des médias », glisse Mme Lacas.  

Être présent

Mme Lacas pense que les médias « sont attaqués par des gens qui vivent beaucoup d’anxiété, qui ne comprennent peut-être pas bien notre rôle ». Elle cite le récent exemple des propos haineux tenus à l’endroit d’une journaliste de TVA-Nouvelle alors qu’elle faisait son travail dans un site de dépistage de la COVID-19. « Notre mission, c’est de continuer à informer et on y croit fermement, à notre mission! » appuie-t-elle.

Cette exposition permet donc de rappeler aux citoyens l’importance des médias et des sources bien informées, mais aussi d’attirer l’attention sur la variété des médias régionaux. « C’est aussi une façon de s’affirmer pour dire qu’on est là et qu’on va rester. C’est donc une façon d’aviser qu’on va continuer de faire notre travail, même si vous n’êtes pas toujours d’accord avec ce qu’on fait ». Elle rappelle que l’objectif des médias est de défendre l’intérêt public « et on va continuer à le faire, peu importe à quel point c’est difficile en ce moment ». 

La Semaine de la presse et des médias

L’exposition « Parcours journalistique » s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias qui se tient du 3 au 7 mai. Des ateliers, des formations, des tables rondes et des rencontres auront aussi lieu durant la semaine. Par exemple, le mercredi 5 mai à 13 h 30, il sera question des théories du complot, « comment les repérer et comment dialoguer? » Pour découvrir la programmation et vous inscrire aux évènements virtuels, c’est ici : https://www.semainedelapresse.com/fr/programmation-complete