Un parc éphémère a nouvellement pris forme sur un terrain vacant du centre-ville.

Parc éphémère : les voisins sont fébriles

L’enthousiasme est à son comble chez les commerçants et organismes voisins du tout nouveau parc éphémère de la Wellington Sud.

Vendredi se tenait déjà, à la Capsule, la toute première rencontre des voisins du parc éphémère qui a nouvellement pris forme sur un terrain vacant du centre-ville. Le rendez-vous a été donné par la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC), qui a reçu le mandat de donner vie à cet espace.  

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Le parc éphémère prendra vie bientôt sur Wellington Sud

« On travaille toujours en concertation et en mobilisation. On a réuni les organismes et les commerçants des alentours, premièrement pour se pencher avec eux sur ce qu’est un parc éphémère, explique la directrice de la CDEC, Karole Forand. La CDEC n’arrive pas avec une programmation, on la fait tous ensemble, avec les citoyens. »

La rencontre visait également à répondre aux craintes et aux interrogations de ces organismes, qui seront les plus touchées par l’affluence de visiteurs et d’activités dans l’espace.
« Je m’attendais à ce qu’on discute plus longuement de l’impact du parc. Je croyais qu’il y aurait beaucoup de questions et de craintes, mais pas du tout ! Ça a été ma grande surprise de la soirée. »

Ce sont plutôt les idées qui se sont mises à abonder.

Francis Poulin, directeur du Tremplin 16-30, attend cet espace depuis des années pour y tenir divers rassemblements, mais aussi pour y voir évoluer une grande mixité sociale.  
« On tient des soupers communautaires de temps à autre, alors on aimerait bien les déplacer dans le parc et on prévoit possiblement y tenir des slams de poésie, quand la scène sera bien installée. On a 23 résidents sur place, avec qui on aime beaucoup faire des activités, alors ce ne sera pas étonnant de nous voir jouer au frisbee dans le parc non plus ! » commente-t-il.

Espace de mixité sociale

Si la majorité des voisins se montrent positifs, Mme Forand ne nie pas les enjeux potentiels de l’espace public. « On ne se met pas la tête dans le sable. On le sait qu’il va y avoir différents types de clientèles qui vont se mixer. On sait qu’il y a de l’itinérance et du vagabondage dans le quartier, mais on voit tout cela d’un très bon œil. Le parc est vraiment à tout le monde. Ce sont les mêmes genres d’inquiétudes que lorsqu’on a décidé d’installer le Frigo Free Go, qui a pourtant été un succès. »

Les réunions des voisins du parc, qui se tiendront de façon hebdomadaire, incluront les policiers communautaires ainsi que la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, assure Mme Forand.
« Pour nous, et pour la plupart des organismes communautaires qui ont leurs assises sur la Wellington, c’est surtout des occasions d’avoir des lieux de rassemblement où il y a des possibilités d’interactions entre tout le monde, insiste Francis Poulin. On peut facilement assurer un climat social sympathique en sachant travailler avec les gens qui habitent sur la Wellington. Ce sont des êtres humains qui parfois ont leurs défis, sauf que pour eux, ça se passe dans la rue. On en vit tous des crises dans nos vies. C’est important d’établir des liens avec eux, et surtout de faire en sorte qu’ils sentent que cet espace-là leur appartient. Du moment qu’ils savent que ça leur appartient, ils en prennent soin. »

D’ici une semaine et demie, un calendrier sera disponible en ligne afin de rendre l’annonce et la consultation des activités accessible à tous. La CDEC s’assurera d’encadrer les organisateurs ainsi que leurs besoins afin que tout se déroule à merveille. Certains détails restent également à régler, comme l’apport de courant électrique suffisant pour la réalisation d’un spectacle de musique, par exemple.

« Même pour le problème de l’électricité, les personnes présentes au rassemblement se sont montrées très proactives. Tout le monde apportait sa solution ! C’était beau à voir », s’exclame Mme Forand.