Pierre Paradis

Paradis ouvre la porte à la fin du monopole syndical de l'UPA

Le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, ouvre la porte à la fin du monopole syndical de l'Union des producteurs agricoles (UPA).
En conférence de presse mardi au Parlement, il n'a jamais écarté la possibilité, au cours du mandat actuel, d'une révision de la Loi sur les producteurs agricoles, qui accorde le monopole d'accréditation syndicale depuis 1972 à «l'association capable de démontrer sa représentativité».
Des organisations comme l'Union paysanne et le Conseil des entrepreneurs agricoles contestent ouvertement le monopole de l'UPA. M. Paradis leur a d'ailleurs accordé un financement discrétionnaire de 55 000 $ l'an dernier et La Presse Canadienne rapportait lundi que l'UPA demandait la tête du ministre pour cette raison.
Questionné sur son appui au monopole actuel et son intention éventuelle d'y mettre fin, mardi matin, le ministre a affirmé que sa priorité actuelle était la lutte contre l'invasion du lait diafiltré sur le marché québécois, mais a ajouté du même souffle qu'il ne connaissait pas encore toutes les priorités pour l'automne prochain.