La collecte de Jean-Charles Doyon et Vincent Létourneau pour les Paniers de l’Espoir a amassé samedi 42 160 denrées et 5 764 $ en argent.

Paniers de l'Espoir: « On n’a jamais vu ça »

Même après plus de 20 ans à amasser des denrées, il n’y a aucun essoufflement pour Jean-Charles Doyon et Vincent Létourneau. Leur collecte pour les Paniers de l’Espoir a amassé samedi 42 160 denrées et 5 764 $ en argent.

« C’est une année record, on n’a jamais vu ça, indique Jean-Charles Doyon qui a accueilli une centaine de personnes chez lui samedi avant-midi sur le chemin Moulton Hill pour recueillir des boîtes de denrées. C’est complètement fou. Les gens sont de plus en plus généreux et ils commencent à nous connaître. On remercie la population. »

Ces denrées ont été envoyées à la Fondation Rock-Guertin qui les distribuera durant la période des fêtes aux gens dans le besoin.

« C’est un des gros apports de denrées d’un seul coup », confirme Sylvain Guertin, président de la Fondation Rock-Guertin, qui est venu donner un coup de main.

M. Doyon confirme que la passion est toujours bien présente.

« C’est notre matin le plus froid depuis 23 ans ! On s’est équipé de chaufferettes, lance-t-il d’emblée. Il faut donner au suivant, on avait commencé ça pour le fun avec une gang de chums et nos enfants étaient jeunes. Aujourd’hui, on est rendu grands-parents. Tant qu’on va avoir la santé, on va continuer. »

De bonnes valeurs pour les plus jeunes

Le Sherbrookois Jonathan Ethier est venu porter quelques boîtes avec sa conjointe et ses deux jeunes enfants Noah et Noémie. 

« Ça fait plusieurs années qu’on connaît l’organisation, mais ça n’adonnait jamais, admet-il. Les enfants commencent à grandir et ils tripent. Ils viennent avec nous et ils ont du fun. Ce sont de belles valeurs à leur transmettre. Ils ne comprennent pas toute l’ampleur de ça, mais c’est un bon moment en famille. »

Noah et Noémie lancent un « oui » en chœur lorsqu’on leur demande s’ils ont aimé leur expérience.

« On a sonné ou on a cogné à des portes », lance Noah

« Oui parce que parfois il n’y avait pas de sonnette », rajoute sa grande sœur.

Pour Sylvain Guertin, la transmission de bons principes de vie aux enfants est la vraie valeur d’une collecte comme celle de Jean-Charles Doyon.

« Il y a plein de jeunes enfants ici et c’est ce qu’il y a de plus beau, souligne-t-il. On leur montre des valeurs de générosité et de donner au suivant. »

Des demandes en augmentation

Même si les gens sont plus généreux que jamais, les demandes d’aide suivent malheureusement cette même tendance vers le haut.

« On fait des dépannages à la semaine et ça a augmenté sans arrêt dans les dernières années, explique M. Guertin. On va livrer des denrées à près de 2 300 familles cette année. C’est un objectif qu’on se donne parce qu’on a encore plus de demandes. »

« On n’a pas besoin d’aller loin, on a ça autour de nous à Sherbrooke dans tous les quartiers de la ville, résume-t-il. On est une terre d’accueil pour les immigrants et on a souvent des personnes immigrantes qui nous font des demandes. On a beaucoup de gens seuls aussi dans le besoin à Sherbrooke. »