Une cinquantaine de bénévoles ont mis la main à la pâte samedi pour distribuer les paniers de la rentrée offerts par la Fondation Rock-Guertin.
Une cinquantaine de bénévoles ont mis la main à la pâte samedi pour distribuer les paniers de la rentrée offerts par la Fondation Rock-Guertin.

Paniers de la rentrée : bond de géant des familles dans le besoin

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
La 9e édition des Paniers de la rentrée distribués par la Fondation Rock-Guertin a rejoint près du double de familles dans le besoin cette année : 440 ménages sélectionnés par le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke ont bénéficié d’une aide importante à l’approche de la rentrée scolaire, une période remplie d’incertitudes pour plusieurs familles.

Au cours des dernières années, c’est en moyenne 260 foyers qui nécessitaient l’aide de la Fondation Rock-Guertin à l’approche de la rentrée, note Denis Fortier, directeur général.

Cette hausse considérable est directement liée aux conséquences de la pandémie, croit-il. D’ailleurs, l’organisme qui effectue habituellement environ 125 dépannages alimentaires entre le 15 mars et la fin juillet en a accompli quelque 600 cette année.

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« La distribution s’est super bien déroulée. On a commencé samedi matin à 8 h 15 pour accueillir les premières familles, et tout s’est passé rondement jusqu’à la fin », indique M. Fortier, soulignant l’importance des quelque 50 bénévoles qui ont mis la main à la pâte, que ce soit pour vérifier les pièces d’identité à l’entrée, déposer les boîtes dans les véhicules à la sortie ou encore préparer les centaines de paniers, d’une valeur d’environ 200 $.

Ceux-ci contiennent principalement de la nourriture – petits jus, barres tendres, légumes, produits laitiers, beurre d’arachides, bœuf haché, etc. – et des produits d’hygiène personnelle, comme du savon à mains, du dentifrice, du détergent à lessive et du savon à vaisselle.  

« Ce sont 200 $ qui se libèrent dans le budget des familles et qui leur permettent d’avoir quelques sous pour acheter des fournitures scolaires. Les gens apprécient beaucoup cette aide », explique Denis Fortier.

Dès la semaine prochaine, l’équipe s’attaquera aux paniers de Noël. « Ça va être toute qu’une gymnastique! » avoue M. Fortier, en faisant référence à toutes les mesures sanitaires. « On regarde pour faire la distribution sur plusieurs jours comparativement aux autres années », termine-t-il.

« Un baume sur le cœur »

« Ma conjointe a eu un accident de travail, donc nos revenus ont considérablement diminué », explique Martin (nom fictif), qui bénéficie des paniers de la rentrée pour la première fois. « Peu importe ce que contiendront les paniers, ça nous donnera un bon coup de pouce et ça nous fera un petit baume sur le cœur », soutient-il.

« Dans notre cas, on a trois enfants, et on est dans une situation plus précaire », indique un autre bénéficiaire de la Fondation qui souhaitait conserver l’anonymat. « Avec la rentrée qui approche, et en plus avec la pandémie, ce n’est pas simple au niveau de l’organisation et des finances. Les paniers nous donneront un bon coup de pouce, et ça nous permettra d’avoir un petit break », déclare-t-il.

Jean-Simon Demers, bénévole de la Maison Jeunes-Est, déposait les paniers dans les véhicules des gens.

Des bénévoles fidèles

Chaque année, des bénévoles de la Maison Jeunes-Est de Sherbrooke s’impliquent auprès de la Fondation.

C’est le cas de Steve Lessard, qui est bénévole depuis neuf ans. « C’est une belle équipe, et je reconnais des visages qui sont ici depuis le tout début », soutient-il.

« J’aime le côté communautaire et je suis un gars de collectivité. Je trouve ça important de redonner au prochain », poursuit M. Lessard, qui s’occupait de déposer les boîtes dans les véhicules.

Son collègue Jean-Simon Demers s’implique quant à lui pour « encourager ceux qui les encourage ». En effet, la Fondation Rock-Guertin est partenaire de la Maison Jeunes-Est depuis de nombreuses années en soutenant plusieurs familles desservies par cette dernière.

Paul Gingues, conseiller municipal du district de l’Université, était de passage pour encourager la fondation. « C’est un organisme dynamique, qui me tient à cœur, et qui est en plus dans mon district », soutient celui qui se fait un devoir d’assister à presque tous les événements de l’organisme depuis trois ans.