Journaux de confinement, poèmes, photos, histoires, dessins d’arcs-en-ciel, notes quotidiennes, vidéos ou tout autre témoignage du présent confinement vont être très utiles pour documenter le quotidien en temps de pandémie de la COVID-19 pour les générations futures.
Journaux de confinement, poèmes, photos, histoires, dessins d’arcs-en-ciel, notes quotidiennes, vidéos ou tout autre témoignage du présent confinement vont être très utiles pour documenter le quotidien en temps de pandémie de la COVID-19 pour les générations futures.

Pandémie: le Musée d’histoire amasse des témoignages de la population

Journaux de confinement, poèmes, photos, histoires, dessins d’arcs-en-ciel, notes quotidiennes, vidéos ou tout autre témoignage du présent confinement vont être très utiles pour documenter le quotidien en temps de pandémie de la COVID-19 pour les générations futures.

Le Musée d’histoire de Sherbrooke (MHIST) a entrepris d’amasser ces témoignages de la population au moment où elle vit cette période de confinement liée à la pandémie de la COVID-19. Elle demande ainsi la collaboration du public pour acheminer ces documents.

« Nous voulons documenter ce qui se passe actuellement au bénéfice des générations futures. Si nous sommes bien outillés pour documenter les communications officielles avec les médias, nous voulons nous y prendre immédiatement pour amasser les documents pour toute la partie humaine », explique le directeur général du Musée d’histoire de Sherbrooke, David Lacoste.

Ce dernier explique que les traces du passé sont habituellement acheminées à la Société d’histoire au décès d’une personne ou à la fermeture d’une entreprise notamment. En cette période de confinement, le musée d’histoire souhaite recueillir ces documents au moment où l’histoire s’écrit.

« L’idée n’est pas de se servir immédiatement de ces documents. Nous voulons les conserver afin qu’ils puissent servir dans 20, 30 ou 100 ans. Nous voulons conserver des traces de ce qui se passait dans les familles ou les entreprises à partir de témoignages de ce qui se passe actuellement », mentionne David Lacoste.

Pour l’instant le MHIST collecte les documents numériques à l’adresse suivante : karine.savary@mhist.org. Pour ceux qui préfèrent transmettre des documents papier, ils pourront être acheminés après le confinement.

Le Musée d’histoire de Sherbrooke fera signer certains documents relativement aux droits d’utilisation.

« L’appel est fait aux gens de tous les milieux autant ceux du domaine de la santé, des milieux économiques ou de la population en général. Nous voulons obtenir des témoignages autant des enfants, des adolescents, des adultes que des aînés, qu’ils vivent seuls ou en famille », mentionne M. Lacoste.

Le directeur du Musée d’histoire de Sherbrooke rappelle que la dernière pandémie majeure à avoir touché la région est celle de la grippe espagnole il y a un siècle.

« En 1918, environ un pour cent de la population de Sherbrooke était décédée de la grippe espagnole. La Rand, qui était la principale usine de Sherbrooke, avait dû fermer ses portes pour freiner la propagation. On remarque que le port du masque et le lavage des mains ont été deux outils pour freiner la propagation », signale David Lacoste.