Le Sherbrookois Pierre A. Cameron a installé des feuilles de tôle devant les fenêtres de sa maison afin de la protéger.

Ouragan Dorian : Pierre A. Cameron est prêt

Pierre A. Cameron, un Sherbrookois possédant une maison en Floride, semble plus excité qu’inquiet lorsqu’il parle de l’ouragan Dorian, qui pourrait toucher son coin de paradis mardi matin. « Parle-moi d’une tempête de neige, pas de trouble, je vais m’organiser. Parle-moi d’un ouragan, no way, je ne connais pas ça ! » a-t-il avoué à La Tribune en entrevue téléphonique, lundi après-midi.

L’ancien propriétaire du Groupe Cameron est arrivé en Floride vendredi afin de préparer sa résidence et celles de ses frères au pire. « Je suis descendu ici pour les maisons, mais peut-être pour vivre la première expérience de ma vie en ce qui a trait à un ouragan, de voir ce que c’est. Je vois la préparation, mais on n’a pas encore vécu de vents très forts, ça devrait arriver dans la nuit ou mardi matin », prévoit l’homme d’affaires.

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« J’ai tout entré le mobilier, tout ce qui pouvait partir au vent a été ramassé, poursuit-il. Actuellement, ils annoncent des choses, mais l’ouragan est sur place. Elle avance très lentement. Elle se déplace vers l’ouest, c’est bon pour nous », analyse celui qui habite la région de Port Sainte-Lucie.

Préparation

En Floride, tout le monde est prêt, selon M. Cameron. « Les commerces sont placardés. Des stations d’essence sont en pénurie. Pour l’alimentation, des épiceries sont fermées et celles qui sont ouvertes maximisent leur inventaire. Lundi matin, je voulais m’acheter du pain, mais ils n’en avaient plus. Il reste un peu d’eau. Les fruits et les légumes en conserve ont presque disparu des tablettes », décrit-il, ajoutant que des camions devraient arriver mardi avec des provisions, si tout va bien.

« Des policiers escortaient un 45 pieds d’essence pour qu’il se rende à la station-service. Ils veulent que les gens s’approvisionnent efficacement », renchérit M. Cameron.

« Tous les gros panneaux publicitaires sur les bords de route sont défaits, continue-t-il. Les lampadaires sur les autoroutes sont descendus au sol, donc il fait extrêmement noir sur ces routes le soir. Je suis surpris de voir l’organisation et de voir comment les gens réagissent efficacement. »


« La seule affaire plus ennuyeuse, c’est de ne plus avoir de climatisation et de ne plus avoir de glace. »
Pierre A. Cameron

Cependant, les citoyens sont calmes, selon lui. « Beaucoup ont quitté la Floride. Je n’ai jamais vu si peu de circulation tant en ville que sur l’autoroute. Les hôtels sont vides, il n’y a pas d’autos dans les stationnements », indique le Sherbrookois.

De plus, le temps est à l’entraide. « Mon voisin immédiat, qui n’est pas nécessairement un ami, m’a dit qu’il avait une génératrice. Il m’a dit que si j’en avais besoin, je pouvais aller chez lui, que je n’avais pas à être gêné, qu’ils ont de la bouffe en masse. Moi, j’ai mon barbecue pour faire cuire mes choses. La seule affaire plus ennuyeuse, c’est de ne plus avoir de climatisation et de ne plus avoir de glace. On va être très limités. Mais une bonne beurrée de beurre de peanuts avec des bananes, c’est encore bon ! » résume Pierre A. Cameron.