Le promoteur Simon Homans n’a pas accueilli le compromis imposé par les élus à bras ouverts et jugeait les contraintes imposées par la Cour d’appel suffisantes.

Oui aux drags… avec condition

Le promoteur du complexe Saint-Élie Motorsports, Simon Homans, pressait les élus de prendre une décision pour le projet d’agrandissement de son site. Le conseil municipal lui a accordé son souhait en partie en lui imposant de nouvelles conditions.

M. Homans pourra procéder aux agrandissements prévus sans condition en ce qui concerne les courses d’accélération. Il devra toutefois se soumettre à de nouvelles mesures de son sur le chemin Rhéaume pendant les activités de motocross.
« Notre préoccupation n’est pas l’activité elle-même. Le drags semble bien encadré. Nous pensons que les agrandissements proposés améliorent les installations. Nous avons entendu le cri du cœur des citoyens qui vivent des nuisances et qui ont besoin d’être sécurisés par une prise de son régulière et impartiale », a indiqué le conseiller de Saint-Élie, Julien Lachance.
Rappelons que selon les exigences de la Cour d’appel, le son des drags ne doit pas dépasser 50 décibels alors que celui du motocross doit se limiter à 45 décibels.
« Pour le motocross, qui se déroule le mercredi et le samedi, aucune mesure de son n’est prise sur le chemin Rhéaume alors que le son va d’est en ouest. Nous avons eu recours à nos services et on profiterait de l’agrandissement pour demander une mesure de son supplémentaire près du chemin Rhéaume en collaboration avec le ministère de l’Environnement », ajoute M. Lachance.
Ce consensus est survenu lors du conseil de l’arrondissement Rock Forest-Saint-Élie-Deauville la semaine dernière. Le promoteur n’avait toutefois pas été avisé. La présidente de l’arrondissement, Diane Délisle, a argué qu’elle était mal à l’aise de communiquer la décision au promoteur avant de la soumettre au conseil municipal. Cette façon de faire a soulevé le malaise de quelques élus, dont Pierre Tardif, Marc Denault et Louisda Brochu.
« Si on ajoute une condition, ce serait de bonne augure (sic) d’informer le promoteur avant qu’il l’apprenne au conseil », a résumé M. Brochu.
« Solution de compromis »
M. Tardif préférait la proposition d’agrandissement sans condition.
Bien qu’inconfortable avec la solution proposée, Marc Denault, à titre de président du comité de la sécurité publique, se réjouissait que les activités d’accélération soient encadrées sur un site plutôt que de se dérouler dans les rues. Il a tout de même voulu connaître les impacts pour le promoteur.
La greffière Isabelle Sauvé a précisé que c’est le Ministère, et non le promoteur, qui choisirait le point de mesure.
Bruno Vachon, lui, considère qu’il s’agit d’une « solution de compromis ». « Les gens du chemin Rhéaume ne pourront pas voter s’il y a un référendum, mais ce n’est pas la faute du promoteur. »
En début de soirée, Simon Homans affirmait avoir tenté une approche auprès des citoyens du chemin Rhéaume pour discuter d’aménagements possibles. Il n’accueillait pas le compromis à bras ouverts et jugeait les contraintes imposées par la Cour d’appel suffisantes.
« Je suis surprise de votre réaction, M. Homans, parce que vous nous avez dit que vous aviez l’intention de bien vous entendre avec les gens du chemin Rhéaume », a réagi Annie Godbout.
Une joute oratoire s’est tenue entre plusieurs élus et le promoteur.
Quatre élus ont voté contre la nouvelle proposition, soit Jean-François Rouleau, Marc Denault, Robert Pouliot et Pierre Tardif.