Selon Médecins du monde, un nombre alarmant d'enfants se voient refuser des vaccins essentiels ou doivent défrayer des coûts, parce qu'ils sont dépourvus de la carte d'assurance maladie du Québec.

Opération vaccin : «Tout le monde collabore»

À part quelques larmes et cris aigus, l'opération vaccination contre l'hépatite A s'est déroulée rondement, jeudi matin à l'école primaire Sacré-Coeur de Sherbrooke.
Une équipe de spécialistes de la Direction de santé publique (DSP) de l'Estrie était sur place pour donner le vaccin d'urgence aux enfants de première et deuxième années de l'institution scolaire du centre-ville de Sherbrooke.
«Ça va même mieux que je l'avais pensé», lance la Dre Mélissa Généreux, directrice de la DSP, en voyant se dérouler l'opération sous ses yeux. «Certains ont peur des piqures, mais les élèves participent bien.»
«Tout le monde collabore. Même des parents sont venus aider. Le nombre d'enfants qui ne se feront pas vacciner se compte sur les doigts d'une main.»
Rappelons que 190 élèves de l'école primaire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke
(CSRS) et des membres du personnel devaient se faire vacciner jeudi parce qu'ils ont consommé des fruits potentiellement contaminés par l'hépatite A.
Un signalement a été fait à la DSP par l'établissement de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) où une activité a eu lieu le 7 avril dernier. Lors de la «Foire de la santé», on a servi des smoothies aux petits fruits. Ceux-ci provenaient d'emballages de baies et de cerises biologiques congelées de marque Nature' s Touch vendus dans des magasins Costco.
Ceux-ci peuvent être contaminés à l'hépatite A et font l'objet d'un rappel. On devait donner le vaccin avant la fin de la période d'incubation, soit 14 jours.
«Confiants»
On avait averti les parents des enfants de différentes façons mercredi soir pour les informer de l'opération de vaccination. Ceux-ci devaient remplir un formulaire pour autoriser ou non les autorités à administrer le vaccin.
«Ce matin tous les enfants avaient leur papier signé des parents. Mercredi, nous n'avions pas dit aux enfants de quoi il s'agissait», déclare Anne-Marie Lefebvre, enseignante d'une classe de première année.
«Ce matin, les enfants étaient quand même assez calmes. Quelques-uns avaient un peu la larme à l'oeil, mais pas plus que ça. On peut dire qu'ils étaient confiants. Ça s'est bien passé.»
Les enfants passaient à tour de rôle dans des cubicules de fortune aménagés dans le gymnase de l'école. Après avoir reçu le vaccin, ils étaient invités à se rendre dans une aire de repos.
«On s'est mobilisé rapidement, mentionne Maud Therrien, une infirmière clinicienne donnant le vaccin aux enfants. Plusieurs acteurs ont été mis à contribution. Ça se déroule vraiment bien.»
«Tout le matériel avait été livré à temps. Nous étions tous prêts ce matin.»
Périmètre élargi
Par ailleurs, le nombre de personnes à vacciner augmente. À part la cinquantaine de Sherbrookois répertoriés au cours des derniers jours par la Santé publique, des dizaines d'autres Estriens devront recevoir le vaccin contre l'hépatite A, précise Mme Généreux. Ce sont des gens provenant d'aussi loin que de la région de Granby venus magasiner au Costco de Sherbrooke et qui ont consommé des fruits possiblement contaminés.