Des fanions du SEE ont été déployés vendredi matin devant le siège social des Centres de services scolaires des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke.
Des fanions du SEE ont été déployés vendredi matin devant le siège social des Centres de services scolaires des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke.

«Opération fanions» pour  les enseignants de l’Estrie

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Des membres du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie ont réalisé un coup d’éclat, vendredi matin, en décorant le siège social des Centres de services scolaires des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke.

L’opération fanions avait pour but de rappeler à leur employeur que les profs sont toujours en négociation malgré le contexte de pandémie.

Tout en respectant les mesures de distanciation physique en vigueur, les enseignantes et enseignants ont installé des fanions et des bannières qui rappellent qu’«En éducation, faut que ça change maintenant!» 

Cette opération vise à faire savoir à leur employeur qu’ils sont toujours mobilisés pour améliorer leurs conditions de travail difficiles, malgré un automne hautement complexifié par le contexte actuel de crise sanitaire, indique-t-on dans un communiqué distribué aux médias. 

« Le contexte très difficile que nous vivons présentement ne doit pas nous faire oublier que les enseignantes et enseignants sont présentement en pleine négociation pour le renouvellement de leur convention collective nationale. Les enseignantes et enseignants de l’Estrie ont clairement exprimé leur détermination à obtenir une entente satisfaisante pour régler les problèmes qu’ils vivent dans les écoles et les centres », explique Richard Bergevin, président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie. 

« Le Québec peut compter sur ses enseignantes et ses enseignants, mais ceux-ci doivent pouvoir compter sur des ressources suffisantes pour les soutenir davantage face aux immenses besoins qu’ils rencontrent. Tous les jours, les profs prennent soin des élèves en dépit du manque de ressources et des conditions de travail difficiles. Au gouvernement maintenant de prendre soin des profs », affirme Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ). 

Rappelons qu’en mai dernier, le gouvernement a présenté une offre méprisante au personnel enseignant, estiment les instances syndicales. 

Appelés à se prononcer, plus de 11 500 membres de la FSE-CSQ ont rejeté cette offre dans une proportion de 97 %. Au total, 98 % des enseignantes et des enseignants ont réitéré leur désir d’obtenir des améliorations dans quatre grands domaines, soit la composition de la classe et les services aux élèves HDAA, la lourdeur de la tâche, la rémunération (les enseignantes et enseignants du Québec sont toujours les moins bien payés au Canada) et la précarité et l’entrée dans la profession. 

 Le 9 juin dernier, la partie syndicale a fait un pas significatif en vue d’en arriver à un règlement en soumettant une nouvelle proposition d’entente à ses vis-à-vis. Malgré tout, la partie patronale refuse toujours de négocier sur une autre base que sa proposition de mai dernier, massivement rejetée par les profs représentés par la FSE-CSQ.