L'ex-président américain Barack Obama a créé une forte impression auprès de son auditoire composée de près de 7000 personnes, mardi soir à Montréal. Du nombre, le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny a affirmé avoir assisté à un discours très inspirant.

Obama inspire le maire Sévigny

« La présence d'un président américain a quelque chose d'impressionnant. Il occupait la fonction la plus significative d'Occident », commente le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny, qui a assisté à la conférence de l'ex-président Barack Obama, mardi à Montréal.
« Il y avait entre 6000 et 7000 personnes dans la salle et nous pouvions entendre le gazon pousser. Personne n'est sorti pendant l'allocution », illustre M. Sévigny pour démontrer à quel point le conférencier a captivé son auditoire.
« De façon générale, il est inspirant. Il est impressionnant pour son flegme et son discours. Il nous rappelle pourquoi on fait de la politique : c'est pour nos citoyens. Entendre quelqu'un qui continue malgré les obstacles, c'est encourageant. Ça donne du gaz. Je pense que ç'a donné du gaz à tout le monde. »
Le maire de Sherbrooke avoue qu'il enviait un peu sa conjointe, la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, qui avait rencontré l'ex-président américain avant la fin de son mandat.
« J'étais un peu jaloux quand Marie-Claude a participé à son dîner d'État à la Maison-Blanche. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit le président des États-Unis. C'est un homme qui a marqué une décennie, même si tout le monde n'est pas d'accord avec lui. »
Bernard Sévigny a surtout retenu le message d'espoir de M. Obama, en plus de voir les impacts locaux des événements qui ont cours partout sur la planète.
« Ce que j'ai retenu, c'est qu'il y a plus d'espoir même s'il y a de la peur. Quand on dit que Donald Trump s'est retiré des accords de Paris, Barack Obama nous rappelle que le train était déjà engagé avant et que c'est maintenant que nous sommes interpellés directement dans les grands enjeux mondiaux comme les changements climatiques. Les solutions, elles sont locales et régionales. À Sherbrooke, nous avons nos cibles de réduction des gaz à effet de serre. Se rappeler ça est important parce que c'est là que ça se joue. C'est rassurant d'entendre quelqu'un qui a cette perspective et qui nous dit : n'arrêtez surtout pas, vous êtes à la bonne place. Même s'il y a des soubresauts, ne lâchez pas.
« Qu'il vienne nous en parler avec un recul de quatre ou cinq mois donne de la perspective et permet d'inscrire son discours dans une tendance plutôt que de nous encourager à nous isoler, comme nous l'avons vu un peu partout dans le monde dans les deux dernières années. La situation est très préoccupante, qu'on parle du Brexit, de la performance du Front National en France ou de l'élection de Donald Trump. Quand on l'inscrit sur un continuum, on se rend compte que c'était bien pire avant la Deuxième Guerre mondiale. Nous vivons des moments difficiles mais nous sommes mieux qu'il y a quarante ans, même si tout n'est pas parfait.
« Il est allé jusqu'à souligner l'importance de chaque citoyen et il est vrai qu'il revient à chacun de faire bouger les choses. C'est vrai dans les relations avec les nouveaux arrivants. Le Canada est un exemple, mais nous sommes la ville qui en accueille le plus au Québec. Quand il parlait de l'exemplarité des citoyens, j'avais l'impression qu'il parlait des Sherbrookois. Il faut être inclusifs et permettre l'intégration des nouveaux arrivants. »
Enfin, même s'il a l'habitude de côtoyer les politiciens de tout acabit, Bernard Sévigny a été impressionné par Barack Obama. « On peut écouter les Rolling Stones et connaître toutes leurs chansons par coeur, mais le fait de les voir et de les entendre en concert, c'est différent. Le fait d'assister à la conférence de M. Obama permettait de saisir toute l'atmosphère qui l'entoure. C'est un moment qui passera dans les annales du Québec. »