Nouvelle école : des parents se mobilisent

Des parents se mobilisent pour créer une nouvelle école à pédagogie alternative sur le territoire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

Une des mères impliquées, Élise Lebeau, hésite avant de parler d’école alternative et parle davantage d’école à vocation particulière entrepreneuriale utilisant des pédagogies alternatives. Le projet a été présenté aux commissaires de la CSRS et il circule sur Facebook comme « École publique entrepreneuriale et communautaire Sherbrooke ». Une rencontre est prévue en octobre avec la directrice adjointe aux affaires éducatives à la CSRS, Lisa Rodrigue.

Un tel projet mettrait notamment l’accent sur des projets particuliers et les liens avec la communauté. « On va vraiment chercher le réseau autour. Il y a aussi beaucoup de collaboration dans l’école même », illustre Élise Lebeau. Les projets varient en fonction des élèves eux-mêmes, illustre-t-elle. L’initiative compte aussi une dimension consciente. « Cette dimension, c’est notre effet sur l’autre et sur notre entourage, sur l’environnement. Les projets que l’on fait sont respectueux des autres et de l’environnement. Le but, c’est de préparer les jeunes au 21e siècle. »

Le comité fondateur compte cinq parents, mais plusieurs s’intéressent à l’initiative et la suivent de près. Les membres du comité fondateur comptent une dizaine d’enfants qui pourraient s’inscrire. « Au départ, on voulait envoyer nos enfants à l’Écollectif. Moi, mes enfants ont été refusés. On connaît beaucoup de parents dont les enfants ont été refusés par manque de places. Il y a tellement de demandes (...) Il y a vraiment un boom », souligne Mme Lebeau.

« On s’est beaucoup inspiré du REPAQ (Réseau des écoles publiques alternatives du Québec) au départ, parce que c’est ce qu’on voulait faire, une école alternative. Mais on ne veut pas que ce soit une école qui soit vue comme à part, on veut que ce soit une école qui fasse partie du réseau et qui puisse servir de modèle », explique Mme Lebeau.

Le groupe, qui mûrit cette initiative depuis environ un an, s’inspire aussi de ce qui fait au sein de l’Organisation internationale des écoles communautaires entrepreneuriales conscientes (OIECEC) et souhaite prendre cette tangente. Le groupe a déjà visité une école du genre à Saguenay. « Avec nos recherches, on a vraiment fait une grande période d’exploration », note Mme Lebeau. « On veut que ce soit inclusif et accessible », note Mme Lebeau en soulignant la volonté de faire partie du réseau public.

Interrogée sur la forme que l’initiative pourrait prendre, Mme Lebeau n’ose pas trop s’avancer, étant donné que la rencontre avec la CSRS a lieu en octobre. La possibilité de créer une vocation particulière dans une école existante est évoquée. Les parents du comité fondateur songent à l’implanter au primaire et au secondaire, mais là encore, la forme reste à définir, en fonction des pourparlers avec la CSRS. « On veut travailler en collaboration avec la commission scolaire », insiste Mme Lebeau, en soulignant que jusqu’ici, l’organisation a fait preuve d’une bonne collaboration.