Le nombre de syndicats regroupant les 17 000 employés du CIUSSS de l'Estrie-CHUS vient de passer de 56 à seulement 4.

Nouveau portrait syndical au CIUSSS

Le portrait syndical des 17 000 employés du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a pris sa nouvelle forme. Après une période de maraudage d'une ampleur presque sans précédent, le dépouillement des votes s'est terminé vendredi au Tribunal du travail du Québec. Les 56 anciens syndicats sont maintenant regroupés en quatre gros syndicats qui compteront de 4000 à 5000 membres. Quatre grandes centrales syndicales ont été choisies pour former autant de syndicats dans le réseau de la santé, soit la CSN, le SCFP-FTQ, l'APTS et la FIQ.
Le personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires (catégorie 1) sera représenté par la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec).
Le personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers (catégorie 2) seront quant à eux représentés par le SCFP-FTQ (Syndicat canadien de la fonction publique - Fédération des travailleurs du Québec).
Le personnel de bureau, les techniciens et les professionnels de l'administration (catégorie 3) seront représentés par la CSN (Confédération des syndicats nationaux).
Quant aux techniciens et professionnels de la santé et des services sociaux (catégorie 4), ils ont choisi d'être représentés par l'APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux).
Rappelons que les employés des 100 installations du CIUSSS de l'Estrie-CHUS étaient représentés par 56 syndicats depuis la fusion des établissements de santé le 1er avril 2015.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux a établi que les employés seraient divisés en quatre catégories selon leurs titres d'emplois. Les quatre grands syndicats de 4000 à 5000 membres couvriront donc tous les établissements sur le grand territoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, qui va de Lac-Mégantic à Granby en passant par Sherbrooke et Coaticook.
Des salles d'urgence pleines de virus
L'hiver est rude et beaucoup de virus sont encore en circulation dans la région : influenza, gastroentérites, para-influenza et virus respiratoire syncytial (VRS) notamment. Cela fait partie des facteurs qui contribuent à mettre de la pression sur les salles d'urgence de la région où l'achalandage demeure élevé - mais tout de même beaucoup moins qu'au début janvier.
La situation demeure stable en ce sens où, comme il y a deux semaines, il y a encore une trentaine de lits supplémentaires ouverts dans les hôpitaux de tout le territoire afin de permettre l'hospitalisation des patients. Il y a aussi 70 lits de surcroît de longue durée répartis dans 12 CHSLD du territoire.
Par ailleurs, l'activité grippale commence enfin à diminuer au Québec selon le Laboratoire de santé publique du Québec. Mi-janvier, le pic épidémique de grippe avait chuté, mais il s'était remis à grimper de façon presque vertigineuse deux semaines plus tard. En date du 8 mars, l'activité grippale est considérée comme modérée. La prédominance de la souche est toujours la A (H3N2).