Nostalgie, froid et plaisir au Carnaval de Sherbrooke [PHOTOS]

L’ancien propriétaire du mythique Café du palais et coordonnateur du Carnaval de Sherbrooke, Jean-Pierre Beaudoin, s’est remémoré de belles années, vendredi soir, en faisant revivre l’entreprise qu’il a chérie durant deux décennies au parc Jacques-Cartier.

En accueillant Tim Brink, qui a été employé au Café du palais, et Les Respectables, qui y ont fait leurs débuts, M. Beaudoin avoue avoir été nostalgique. « Les anciens employés travaillaient derrière les bars. C’était magique, en plus de la petite neige qui tombait. C’était une belle soirée mémorable et nostalgique », témoigne-t-il.

Selon lui, les bourrasques qui ont empêché la tenue des spectacles dans l’igloo ont joué sur l’affluence de l’événement. « Vendredi soir, des gens sont arrivés sur le site et n’étaient pas habillés pour regarder un spectacle à -15 degrés, explique le coordonnateur de l’événement. Ils étaient vêtus de souliers et de petits manteaux pour faire la fête sous un chapiteau. Mais ce n’est pas grave, on s’est quand même retrouvés. »

D’autres voyages dans le temps pourraient avoir lieu lors des prochaines années. Après la Boustifaille et le Café du palais, quelle institution pourrait revivre au Carnaval de Sherbrooke? « Peut-être Les Graffiti! » répond M. Beaudoin.

« Ça devient une tradition de commencer le carnaval avec une soirée retrouvailles, renchérit la présidente du carnaval, Sylvie L. Bergeron. Effectivement, pourquoi pas le bar Les Graffiti? Il y a plusieurs lieux mythiques à Sherbrooke. Ça amorce bien la fin de semaine, ça nous donne le temps de placer les choses et ça débute en grand. »

Annie Blanchard a réchauffé les festivaliers, dimanche après-midi, sous le chapiteau.

Première

Si on connaît Jean-Pierre Beaudoin comme directeur général de la Fête du lac des Nations, il en était à sa toute première expérience pour ce qui est du carnaval. Selon lui, la dynamique est complètement différente. « Ce n’est pas mon dernier! Ce qui m’a touché le plus, c’est de voir les enfants avoir du plaisir dans le parc », raconte M. Beaudoin.

« Il y a des communautés qui viennent découvrir l’hiver québécois, ajoute Mme L. Bergeron. Ça fait chaud au cœur. »

Mme Bergeron, elle, commence à s’y connaître en matière de carnaval, elle qui en compte maintenant plus de dix. Elle affirme que la neige et le froid contribuent au succès de l’événement. « Il faut être bien habillé, mais on en profite. Les gens ont les joues rouges et tant mieux! »

Cependant, elle note quelques améliorations qui pourraient être apportées. « Il faudrait exploiter le terrain, pense-t-elle. Jean-Pierre le connaît bien l’été, mais l’hiver c’est autre chose. On pourrait peut-être agrandir. En ce sens, on va travailler l’aménagement du terrain. »

« On va prendre le temps de faire un bilan pour réaménager tout ça et utiliser au maximum les capacités du parc, précise Jean-Pierre Beaudoin. On a eu le mandat assez tard au mois de novembre d’organiser le Carnaval. Cette année, c’était la première fois qu’on y goûtait et on a plein de bonnes idées pour réaménager certains points. »

Les points positifs sont nombreux, selon M. Beaudoin. « On a eu de très bons spectacles, on est super heureux. La population est au rendez-vous. Une journée comme dimanche, c’est idéal pour clôturer ça », résume-t-il.

Un parcours d’arbre en arbre a été érigé près du lac des Nations, au grand plaisir des tout-petits.