Le promoteur Robert Côté avait organisé une soirée d’information jeudi pour obtenir des commentaires des citoyens habitant autour du terrain sur lequel il compte construire un immeuble de 17 étages.

Non à deux bâtiments de plus sur Pacifique

Le promoteur Robert Côté ne pourrait pas, comme il l’a affirmé, construire deux bâtiments de neuf étages le long de la rue Pacifique si son projet du Bonaparte, une tour de 17 étages, était refusé par les autorités municipales. Le projet approuvé en 2013 par la Ville, confirme le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU) Vincent Boutin, ne faisait état que d’un bâtiment de neuf étages.

« Il ne peut pas construire deux bâtiments résidentiels supplémentaires de neuf étages. Ce serait considéré comme un nouveau projet et il faudrait repasser par tout le processus d’approbation. Il n’obtiendrait pas de permis sans repasser par toutes les étapes », explique Vincent Boutin.

Rappelons que M. Côté avait organisé une soirée d’information jeudi pour obtenir des commentaires des citoyens habitant autour du terrain qu’il souhaite exploiter. Une grande majorité des individus présents se sont montrés favorables à la construction d’une tour de 17 étages. Si son projet était refusé, disait-il, il construirait deux bâtiments de plus petite taille pour rentabiliser son investissement.

Le dossier d’un complexe résidentiel de 17 étages comptant 200 appartements avait été étudié au comité consultatif d’urbanisme pour orientation avant la présentation de jeudi. « Nous avions apporté plusieurs bémols à ce que le promoteur proposait. S’il veut déposer son projet tel quel, nous l’étudierons, mais s’il est le même, je doute que ça passe comme une lettre à la poste. Le signal qui a été donné, c’est qu’il y avait beaucoup de bémols. »

Pour le moment, le CCU s’est penché sur les caractéristiques techniques de la proposition, soit la largeur de l’implantation au sol et la hauteur du bâtiment. « Dans un deuxième temps, il faudrait aussi s’intéresser aux autres critères environnementaux, comme la proximité des berges et la qualité de l’eau, comme nous le faisons pour tous les dossiers. Je suis pour la densification, mais pour un bâtiment de 17 étages dans ce milieu-là, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure intégration si on ne veut pas qu’il soit tout seul, sans habillage. Il faut respecter le milieu dans lequel on densifie. Dans Griffintown à Montréal, on construit en hauteur, mais il n’y a pas qu’une tour. On a offert au promoteur de réaliser son projet ailleurs, mais on comprend qu’il n’est pas nécessairement propriétaire de terrains où son projet s’intégrerait davantage. »

Comment Vincent Boutin reçoit-il les conclusions de la soirée d’information? « C’était une soirée privée du promoteur. L’idée était d’aller voir si nous avions échappé des angles morts. La soirée n’avait pas été publicisée tant que ça. Peut-être que des gens ne se sont pas présentés. »

M. Boutin rappelle que si le CCU optait pour une recommandation positive, la population serait consultée lors d’une séance officielle.