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Olivier Gélineau a été condamné à neuf mois de prison fermes par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.
Olivier Gélineau a été condamné à neuf mois de prison fermes par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Neuf mois de prison pour une agression sur un terrain isolé

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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 Pour avoir battu son ancien colocataire à coups de poing ainsi qu’avec un bâton, un homme de 25 ans a pris le chemin de la prison.

Olivier Gélineau a été condamné à neuf mois de prison fermes par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Le magistrat a tenu compte de la violence des coups portés dans l’imposition de sa peine où un dédommagement de 1000 $ à la victime a aussi été imposé.

Gélineau avait amené la victime sur un terrain isolé et vacant dans un rang de Stoke en compagnie de trois autres individus pour le tabasser en mai 2019.

Juste avant de le frapper, il avait pris la victime à la gorge et avait menacé de le tuer parce qu’il avait volé chez lui. 

La victime a subi entre autres une fracture de la main et à quatre cotes, une lacération pulmonaire ainsi qu’un pneumothorax. 

Le juge Dunnigan a réitéré la gravité des blessures dans sa décision.

La victime avait été abandonnée alors qu’elle était inerte au sol par ses assaillants. La victime a réussi à se relever pour demander de l’aide aux occupants d’une résidence de Stoke. 

L’origine de cette affaire remonte au temps où Olivier Gélineau et la victime résidaient ensemble au printemps 2019. 

Après une dispute, la victime est retournée en Mauricie, d’où il vient, avec une canne de tabac ainsi qu’un article de consommation de cannabis qui appartenaient à Gélineau. 

C’est par l’entremise d’une adolescente, dont la victime était amoureux, que Olivier Gélineau a pu revoir son ancien colocataire et le passer à tabac. 

Un piège avait été tendu à la victime. 

L’adolescente avait prétexté la tenue d’un party afin que la victime se présente à Sherbrooke. Ce n’est qu’après que Olivier Gélineau soit embarqué dans le véhicule que la victime a compris qu’il était tombé dans un guet-apens.

Le juge a imposé une peine se situant à mi-chemin entre celle plaidée par l’avocate de la défense Me Julie Beauchemin, soit 90 jours à purger les fins de semaine, et la peine de 12 à 18 mois de prison demandée par le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle.

Le juge Dunnigan a entre autres tenu compte des regrets sincères de l’accusé, de son jeune âge et du fait qu’il s’était trouvé un emploi.