Les représentants des syndicats de l’éducation en Estrie ont déposé leurs demandes à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), mardi après-midi, en vue du renouvellement de la convention collective. Ci-dessus, à l’avant, Richard Bergevin, président du SEE, Renée Bibeau, présidente du SPTA de la CSRS, Martin Côté, président du Syndicat des professionnelles et professionnels des commissions scolaires de l’Estrie, SPPCSE. Derrière : Alexandre Boutin, vice-président aux communications et aux relations intersyndicales SPTA, de même que David Raymond, vice-président de la zone de Sherbrooke.

Négos: les enseignants font leurs « propositions communes »

Les représentants des syndicats de l’éducation en Estrie ont déposé leurs demandes à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), mardi après-midi, en vue du renouvellement de leur convention collective.

Les instances syndicales ont des « propositions communes » pour améliorer les conditions de travail de leurs membres.

Le Syndicat du personnel technique et administratif de la CSRS (SPTA-CSQ) souhaite que ses membres, dont les éducatrices en service de garde, puissent assurer la surveillance dans les cours d’école. Actuellement, cette surveillance est principalement assurée par des enseignants. Le SPTA estime que cette mesure permettrait d’offrir plus d’heures aux membres, qui doivent souvent composer avec peu d’heures hebdomadairement ou encore des horaires coupés. « C’est une demande que l’on a, de diminuer la surveillance. Ça permettrait d’avoir un peu d’air », note le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, Richard Bergevin.

Le SEE représente environ 3500 professeurs des trois commissions scolaires de l’Estrie.

Même si « à peu près rien » n’est décidé à l’échelle locale, les représentants syndicaux souhaitaient déposer leurs demandes à leurs patrons directement, indique Richard Bergevin. « On trouve ça important qu’ils soient au courant. »

Une rencontre avait lieu avec le directeur général de la CSRS, Christian Provencher. « On va répéter la même chose aux commissions scolaires des Hauts-Cantons (CSHC) et des Sommets (CSS). « On aimerait qu’ils se mouillent un peu », note Renée Bibeau, présidente du SPTA de la CSRS.

Les instances syndicales plaident pour des « services minimums » aux élèves en difficulté (HDAA).

En Estrie, selon le SEE, l’ajout de 15 classes spéciales est réclamé. Pour aider les élèves en difficulté, un seuil de services professionnel est réclamé. « On vise un minimum de cinq professionnels pour 1000 élèves », explique Martin Côté, président du Syndicat des professionnelles et professionnels des commissions scolaires de l’Estrie (SPPCSE-CSQ). Cela pourrait représenter l’ajout de 2000 professionnels supplémentaires dans les écoles de la province.

En ce moment, précise M. Côté, il n’existe pas de ratio maître élève pour les employés professionnels. La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) réclame de son côté une baisse de ratio pour les maternelles 4 ans, les maternelles 5 ans,, la première année du primaire, de même que pour les classes d’accueil et de francisation.

L’instance représente notamment les psychoéducateurs, les psychologues et les orthophonistes; elle compte 419 membres dans les trois commissions scolaires francophones estriennes, en plus de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET).

La convention collective de ces instances syndicales arrivera à échéance à la fin mars 2020.

Coffres bien garnis

Le renouvellement de la convention arrive au moment où les coffres de l’État sont très bien garnis. Les attentes sont donc grandes. « Si on ne réinvestit pas là, quand va-t-on réinvestir? » lance M. Bergevin. « Les attentes sont grandes, mais les besoins sont énormes », souligne Mme Bibeau.

Les représentants syndicaux demandent des « mesures concrètes » pour attirer et retenir le personnel, ce qui passe à leurs yeux par « une amélioration des conditions de travail et de rémunération » de leurs membres.

Les enseignants du SEE, représentés par la FSE, revendiquent une majoration de traitement de 8 % au 1er avril 2020, de même qu’une augmentation de 2 $ de l’heure en 2020, et des augmentations de 3 % en 2021 et 2022. L’objectif est de rattraper la moyenne canadienne, rappelle le vice-président de la zone de Sherbrooke au SEE, David Raymond.