Le propriétaire de Musique Cité, Jean-François Ouimet, lance un cri du cœur afin de demander aux gens de respecter les consignes émises par la Santé publique.
Le propriétaire de Musique Cité, Jean-François Ouimet, lance un cri du cœur afin de demander aux gens de respecter les consignes émises par la Santé publique.

«Ne pénalisez pas les commerçants locaux»

À ceux qui menacent de boycotter les marchands locaux, qui doivent obliger leurs clients à porter un couvre-visage à partir de samedi afin de respecter les consignes de la Santé publique, l’ancien propriétaire de Musique Cité, Sylvain Lecours, et le propriétaire actuel, Jean-François Ouimet, lancent un cri du cœur.

«Il y a quelques semaines tout le monde promettait d’acheter local, aujourd’hui on veut pénaliser les marchands locaux parce qu’ils sont obligés de se soumettre à la loi, sont soucieux de protéger leur personnel et leurs clients, et veulent éviter d’avoir à payer de coûteuses amendes parce qu’il y a des récalcitrants. Je sais, ça fait cinq ans que j’ai vendu le commerce, mais Jean-François mène bravement le bateau et je souhaite la continuation de son oeuvre. De grâce ne menacez pas sa survie ou celles des autres commerçants locaux indépendants parce que vous croyez ainsi punir le gouvernement», a supplié sur les réseaux sociaux M. Lecours.

«Souvenez-vous aussi que les commerces sont opérés par des êtres humains que vous ciblez et que vous affaiblissez en essayant maladroitement d’envoyer un message à votre gouvernement», a-t-il ajouté.

Le propriétaire actuel du magasin de disques comprend que l’obligation de porter le masque déplaise à certains, mais espère que les gens respecteront les règles en vigueur. «On est tous dans le même bateau et je crois que la moindre des choses est de se respecter les uns et les autres et de respecter les règles du gouvernement. Tout ça pour faciliter la vie de tout le monde et permettre aux entrepreneurs de continuer à opérer», souligne M. Ouimet. 

«Toutes les boutiques et tous les restaurants et autres commerces vivent une période difficile avec le confinement du printemps. Je pense que tout le monde devrait être conscient qu’un deuxième confinement signifierait la disparition de plusieurs commerces locaux. Je crois que les deniers mois nous ont appris l’importance de faire des petits gestes, même si on n’est pas toujours complètement d’accord, pour protéger les autres et se protéger nous-mêmes», résume M. Ouimet, priant la population de soutenir l’achat local et ne pas se tourner vers les géants du net tels que Amazon.