Lise Beaulieu tient entre ses mains la contravention qui lui a permis d'apprendre qu'elle était morte... aux yeux de la Société de l'assurance automobile du Québec.
Lise Beaulieu tient entre ses mains la contravention qui lui a permis d'apprendre qu'elle était morte... aux yeux de la Société de l'assurance automobile du Québec.

Morte selon la SAAQ, mais bien vivante en réalité

Jean-Pierre Boisvert
La Tribune
«Je ne suis pas morte, je ne suis pas morte!» Lise Beaulieu ne savait plus quoi dire ni quoi faire pour convaincre la policière qui venait de l'arrêter pour excès de vitesse qu'elle était bel et bien vivante.
Si la Drummondvilloise était sous le choc, c'est que la policière lui apprenait, après avoir fait les vérifications nécessaires, que la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) la tenait pour morte depuis 2009.
La contravention de 191 $ dont elle a héritée mercredi après-midi sur l'autoroute 20, à la hauteur de Saint-Hyacinthe, devenait une chose bien secondaire. «Je n'ai pas bien dormi. C'est assez heavy. Comment peut-on faire une telle erreur? Et à quoi ont servi les paiements que j'ai faits depuis deux ans à la SAAQ pour mes plaques et mon permis de conduire qui, soudainement, n'existe plus? Même la policière, qui était aussi estomaquée que moi, m'a dit qu'elle devrait me remettre une contravention pour un permis non valide, mais elle s'est abstenu. Et puis elle a ajouté: je suis désolée, mais je dois quand même vous remettre votre ticket», a raconté vendredi Mme Beaulieu.
Texte complet dans La Tribune de samedi.