Denyse Rémillard et Patrice Cordeau, du vice-rectorat à l’administration et au développement durable de l’Université de Sherbrooke, ont exprimé leur surprise devant la réaction des clubs de vélo dans le dossier de la création d’une réserve naturelle au mont Bellevue.

Mont J.S.-Bourque: «Nous ne sommes pas contre les cyclistes», dit l'UdeS

L’Université de Sherbrooke se dit surprise de la réaction des différentes associations de cyclistes qui décrient leur exclusion de la future réserve naturelle au mont Bellevue. Étonnés de la levée de boucliers, la vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard, et l’adjoint au vice-rectorat à l’administration et au développement durable, Patrice Cordeau, rappellent que le vélo continuera d’être permis au mont Bellevue, sauf dans la section protégée où des sentiers informels se sont multipliés au cours des dernières années.

Lundi au conseil municipal, un représentant du club Dalbix, un autre de Sentiers Sherbrooke, de même qu’un citoyen, ont dénoncé l’exclusion des cyclistes de la future réserve naturelle. Ils espèrent prendre part au dialogue et ralentir le processus décisionnel.

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« Je suis un peu étonnée de la tournure des événements. Nous n’avons jamais prétendu que les clubs de vélo étaient indisciplinés ou qu’ils nuisaient à la montagne. Nous les avons rencontrés avec la Ville le 27 août dernier et ils ont démontré de l’ouverture par rapport au projet de réserve. Nous ne sommes pas contre eux. Le problème sur la montagne, ce sont vraiment les sentiers informels et les gens qui sont indisciplinés. L’intensité de cette activité informelle s’intensifie avec le temps », explique Mme Rémillard.

Selon la vice-rectrice, plusieurs usagers demandent de garder un équilibre dans la montagne. « Je ne pense pas que le mont Bellevue peut répondre à tout l’engouement pour le vélo de montagne à Sherbrooke. C’est beaucoup demander d’absorber l’ensemble de cet engouement. Nous avons consulté la communauté universitaire en avril et 89 % des gens se disaient fortement favorables au statut de réserve et eux nous demandent un équilibre dans les usages tout en assurant notre mission de recherche et d’enseignement. »

14 km de pistes 

Rappelons que l’Université de Sherbrooke est propriétaire à 75 % de la montagne et que le vélo n’a jamais été autorisé dans la portion où il demeurera interdit, sur le mont J.S.-Bourque.


«  Nous ne voulons pas priver les citoyens de leur montagne. »
Denyse Rémillard

Les pistes de vélo de montagne situées dans le secteur du domaine skiable continueront d’exister de même que celles dans la zone « de transition », qui relie la rue Dunant au campus universitaire. Ce sont donc 14 km de voies cyclables qui seront maintenues. Des cartes publiées sur le site de la Ville de Sherbrooke permettent de visualiser la zone protégée et la zone de transition.

« Nous ne voulons pas priver les citoyens de leur montagne. Il y a du vélo dans notre réserve. Il y en a même beaucoup », ajoute Mme Rémillard.

L’Université de Sherbrooke sera présente lors de la séance d’information organisée à l’hôtel de ville, jeudi à 19 h, une séance qui sera webdiffusée. Elle espère y entendre non seulement les cyclistes, mais aussi les autres utilisateurs de la montagne.

« Ce n’est pas notre intention de ne pas être à l’écoute. La décision est prise pour la désignation du statut de réserve, mais pour les modalités, nous sommes à l’écoute. Il faut un an pour obtenir la désignation. Les modalités pourront être ajustées d’ici là. Après la séance d’information, il y aura un comité mixte avec la Ville pour analyser ce qu’on a entendu. »

« Quand nous avons parlé du projet au club Dalbix et à Sentiers Sherbrooke, nous avons évoqué notre désir de revitaliser le mont J.S.-Bourque, notamment en plantant des arbres. Ils parlaient de nous aider, de faire des corvées », indique Patrice Cordeau, tout aussi surpris.

Au Service des communications de la Ville de Sherbrooke, on rapporte être bien au fait des besoins des amateurs de vélo de montagne. La Ville cherche un ou des sites potentiels, qui s’ajouteraient au mont Bellevue, pour la pratique de ce sport. S’il est trop tôt pour identifier des lieux précis, des solutions sont à l’étude, précise-t-on.